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Menhirs, Dolmens, Cromlechs, en Hainaut.

1°) Les mégalithes ne sont pas Celtiques

Affirmation qui peut surprendre plus d’un lecteur, aussi est-il nécessaire d’apporter quelques précisions. L’imagerie populaire montre des druides Celtes officiant quelque rituel shamanique ou concoctant quelque recette miraculeuse  à l’ombre d’un menhir.  Le livreur de menhir et le druide de la bande dessinée contribuent également à cette méprise. Commençons par quelques  définitions et rappels historiques.

-Un menhir est une pierre levée. Mais toute pierre levée n’est pas forcément un menhir.  A noter que certaines municipalités décorent leurs massifs fleuris de pierres levées.(qui ne sont pas des menhirs)

-Un dolmen est un assemblage de pierres formant une « table » ou une allée couverte. Les Dolmens étaient enfuis sous des tumuli. C’est l’érosion de ces terres rapportées qui nous permet de les découvrir.

-Un cromlech est un ensemble de pierres disposées en formes géométriques cercles, demi cercles, rectangles.

Ces noms  d’origine bretonne  n’apparaissent qu’au courant du XIXème siècle.

Archéologiquement  parlant les mégalithes Européens ont été élevés  au Néolithique c’est-à-dire entre 5000 ans et 2000 avant J.C.

En France le Dolmen de Bougon (Deux-Sèvres), et la nécropole datée de 4700 ans avant JC en font les plus anciens d’Europe. Les alignements de Carnac datent de 4000 ans avant JC.

Et les celtes ?

On ne peut pas parler de peuple Celte, mais d’un ensemble d’une centaine de tribus originaires de l’Europe de l’Est parlant sans doute le même dialecte qui en deux vagues ont migré vers l’Europe de l’Ouest. (D’autres tribus migrant vers l’Est jusqu’en Turquie) .

La carte ci-dessous illustre ces migrations.

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Cette carte a été dessinée sur une carte vierge que l’on peut trouver en cliquant ici Le zonage des migrations Celtiques est dessiné d’après un article de M. Ch. Migeon dans « Les cahiers Science et vie n° 146. »

Une première migration vers les iles Britanniques  daterait de 1200 avant JC correspondant à l’âge du bronze final, elle est d’origine Indo Européenne. Une deuxième migration vers l’an 1000 avant JC s’établit en  « Gaule », en Espagne, en Italie, dans les Balkans, et en  l’Asie Mineure. Il s’agirait plus d’une assimilation des peuplades locales que d’invasions.

Qui étaient-ils ?

« Les Celtes se paraient de bracelets, de torques, de pendeloques, de bagues, de fibules, de boucles d’oreilles… Les populations celtiques étaient particulièrement renommées pour la qualité et le savoir-faire de leurs métallurgistes. De nombreux métaux étaient employés : or, argent, bronze, cuivre, électrum (alliage d’or, argent, cuivre). Les bijoux étaient surtout portés par des personnes possédant un statut élevé. De nombreuses techniques étaient alors utilisées : gravure, ciselage, martelage, repoussé, moulage à la cire perdue, assemblage par rivets ».

Source :  http://www.archeosite.be/fr/archeosite/artisanats/bijoux-celtiques/

Ci-dessous la photo d’un torque Celte exposé à l’Archéosite d’Aubechies-Beloeil  (Hainaut Belge).

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Chaudron Celte : photo prise dans le musée  des cultes et croyances anciennes de l’archéosite d’Aubechies-Beloeil.

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Conclusion

Les Celtes n’étaient pas des « tailleurs de menhirs » les dates de leurs migrations se situent des milliers d’années après l’érection des mégalithes.

Le problème est que seuls les druides connaissaient l’écriture, savaient lire (le grec), certains avaient sans doute même rencontré Pythagore ou ses disciples. Mais l’écriture était devenue pour eux un instrument de pouvoir. Ce savoir se transmettait oralement de druide à druide lors d’assemblées, peut être à l’ombre de mégalithes du Néolithique.

 Faute d’écrits leur histoire a été raconté par d’autres peuples, César les appelait Gaulois et les considérait comme des barbares. Il faut dire que la république Romaine naissante de Rome avait été détruite et l’Italie conquise en 390 avant JC par le Celte (Gaulois) Brennos, latinisé en Brennus. L’histoire Romaine en était marquée et rien n’était plus glorifiant pour César de justifier ainsi sa « Guerre des Gaules ».

« Jusqu’à la conquête romaine et germanique, les îles Britanniques et une grande partie de l’Europe occidentale étaient majoritairement celtiques. Seules les extrémités nord-ouest du continent ont conservé leur langue et leur culture celtique, car la romanisation y fut tardive ou absente et que les invasions germaniques y furent stoppées ou n’aboutirent que trop tard pour que les populations locales soient assimilées ». Source Wikipedia

L’histoire des Celtes est racontée dans le film ci-dessous : Les Celtes aux portes de Rome.

2°) Le Néolithisme

Mais quel peuple occupait cette Europe occidentale avant l’invasion Celte ?

Il s’agit de peuples du néolithique (Néolithique signifiant : âge de la pierre nouvelle) provenants du « croissant fertile » et des Carpates qui en deux vagues différentes ont progressivement occupé toute l’Europe de l’ouest. Ces peuples ont alors abandonné le nomadisme.  L’agriculture et l’élevage les ont sédentarisés. Voir carte ci-dessous. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olithique

Neolithisme

Nota :(Cardiale et rubanée sont deux adjectifs définissant la décoration des céramiques.)

C’est le Néolithique Rubané (décor des céramiques en forme de ruban) qui se met en place dans le nord de la France à la fin du sixième millénaire (5300 av. J.C.). Ces agriculteurs et éleveurs étaient issus de ce qu’on appelle  « grand courant Danubien ». Les cultures dérivées de ces deux courants originels s’entremêlent ensuite dès le cinquième millénaire av. J.C.

Ci-dessous la reconstitution d’un ferme Danubienne que l’on peut découvrir à l’archéosite d’Aubechies. (Hainaut Belge)

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On en est réduit à des hypothèses concernant leur culture, leurs croyances, leur savoir, leur mode de vie. Néanmoins on peut supposer ;

- Qu’ils possédaient des connaissances en astronomie puisque la face plate de  certains menhirs est souvent orientée N/S. Sur la table du Dolmen de Hamel on trouve une représentation de la grande ourse. L’alignement de menhirs distants de plusieurs kilomètres  permet de révéler les points solsticiaux annuels.

- Qu’ils possédaient des connaissances concernant le polissage de grands volumes.

- Qu’ils sont dans notre région à l’origine des voies convergentes vers un lieu de culte important  qui allait devenir bien plus tard ;  Bavay. Les Celtes ont par la suite entretenu ces voies et les Romains les ont, en partie, pavées. L’Archéologue M.Desailly, déjà en 1921,  se posait la question : « Les chaussées Brunehaut ne sont-elles pas d’origine Néolithique ? ». Car il avait remarqué que les chaussées que la légende attribue à la princesse Brunehaut étaient « encadrées » de menhirs.

- Qu’ils possédaient des connaissances en géométrie. Par exemple : ces voies qui partent (ou arrivent) de Bavay sont orientées de 74° les unes par rapport aux autres.

Citation de M. Desailly : « Si on projette en un même point l’orientation des diverses chaussées à leur départ de Bavay, on constate qu’elles forment avec une ligne se confondant presque avec le Nord-Sud…une étoile absolument symétrique. Quatre de ces chaussées font avec cette ligne un angle de 37°, deux autres y sont perpendiculaires. »

Bavay et les 7 chaussées

- Qu’ils possédaient une technique encore mal connue, malgré de nombreuses expérimentations, pour déplacer et manutentionner des lourdes masses.

3°) Les mégalithes en Hainaut.

Les dolmens et menhirs ne sont pas une « spécialité » Bretonne  il en existe partout en Europe occidentale. En Belgique, plus de cent vingt sites de mégalithes, sont relevés.

Mais la Christianisation a fait que beaucoup ont été détruits car ils étaient le symbole d’un culte Païen. Certains mégalithes n’ont pas été détruits car on interprétait certaines cupules (Cavité en forme de petite coupe) comme des traces du pied du Christ ou de Marie ou encore du Malin.

Des chapelles, des oratoires et même des églises ont été construits à l’emplacement de Mégalithes. D’autres ont été Christianisés en y apposant ou en y gravant une croix. Ou encore ce sont des légendes faisant intervenir le Diable, des sorciers, des Saints, Le Christ, qui ont été perpétuées  pour maintenir ces mégalithes en place sous peine des pires maux.

D’autres menhirs ont été abattus et réduits en caillasse pour combler les ornières des chemins vicinaux.

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Le Cromlech de Niergnies (près de Cambrai)

La légende dit qu’un célèbre sorcier habitait à cet endroit. Il s’agit de cinq blocs de grès Landénien brisés qui formaient jadis un cercle de pierres (Cromlech).

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L’un des cinq mégalithes, vous l’avez remarqué, est de forme outrageusement phallique :-) .Ce cromlech aurait des pouvoirs de guérison. Mais on peut supposer également que cette forme particulière fait penser à la tradition des pierres de fécondité.

Anecdote

Ce cromlech n’a pas été Christianisé, mais un calvaire a été construit à quelques mètres sur un tumulus provenant de la démolition de l’ancienne église.

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Le grès  « Montfort » ou Gros Caillou  de Vendegies sur Écaillon (près de Valenciennes)

Le menhir longtemps considéré comme étant la table d’un Dolmen était en fait un menhir. On le voit ci-dessous dominer le village de Vendegies et la vallée de l’Écaillon. (Photo prise au zoom 36x depuis le Lonny, affluent de l’Ecaillon). Il a été classé monument historique en 1980.

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Vu de près.

Vendegies le grès Montfort

Il fait partie d’une série jalonnant la chaussée dite « Brunehaut » qui va de Bavay à Amiens en passant par Cambrai.

Anecdotes

On note sur une des faces du Menhir l’existence d’une empreinte  pédiforme (en forme de pied), qui est en fait une cupule. S’agit’ il d’une trace divine  ou d’une trace du pied du malin, nos anciens, dans le doute, ont préféré ne pas toucher à ce menhir.

Cependant dans les années 1870 on a essayé de déplacer la pierre pour en faire un soubassement de calvaire, 20 chevaux ont été attelés à un énorme chariot, mais on ne put la déplacer.

Les traditions  font respecter ce menhir depuis des siècles (peut-être des millénaires), on dit même que l’on raconte aux enfants que c’est sous le gros Caillou que les mamans viennent chercher les bébés. La légende  dit aussi que l’on y entend les enfants pleurer.

Nota : cela devrait signifier que le menhir était auparavant un dolmen …  ;-)

Collez-y votre oreille si vous visitez Vendegies-sur-Ecaillon !

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Les pierres jumelles de Cambrai

Paire de menhirs de près de 4 mètres de hauteur dont seule une partie est apparente. Ces pierres se situent avenue de Valenciennes, ancienne chaussée dite « Brunehaut » reliant Bavay à Amiens, c’est la même chaussée que celle qui passe à Vendegies-sur-écaillon. Un oratoire se trouve à peu de distance à l’intersection de la rue des pierres jumelles avec l’avenue de Valenciennes.

Cambrai les pierres jumelles

Légende :

Une des légendes raconte qu’il y a fort longtemps, avant la naissance de Cambrai, en des temps très anciens où il n’y avait que forêts et marais, deux frères Gaulois vivaient là et s’appelaient Salgar et Cormul. Les deux frères tombèrent fous amoureux d’une druidesse nommée Fiona lors de la fête du gui et, pour elle s’entretuèrent. Le lendemain des bûcherons trouvèrent deux pierres à la place de leurs corps. En leur mémoire, ils appelèrent ces monolithes les « Pierres jumelles ». Source Tourisme en Cambrésis.

Nota

Les 3 prochains mégalithes répertoriés ci-dessous ont la particularité d’être alignés, voir carte « umap » jointe, malgré la distance qui les sépare :

-La pierre de Dessus-bise de Sars-Poteries

-les pierres Martines de Solre-le-Château

-La pierre qui tourne de Sivry/Sautin (frontière Belge)

CARTE UMAP de l’implantation des mégalithes en hainaut

Voir en plein écran

Vous pouvez « zoomer » la carte avec votre souris et vous y « déplacer » .

À noter que la fontaine St Eloi de Floursies qui à priori n’a rien à voir avec les mégalithes serait située, d’après certaines sources, sur le même alignement mais le tracé que j’en ai fait sur la carte jointe montre que  ce n’est pas tout à fait le cas. Sauf si on accepte quelques centaines de mètres de différence. (Cette fontaine ne date pas du néolithique. Mais il se pourrait toutefois que la source se soit déplacée depuis cette époque).

Les eaux de celle-ci  ont été captées par les Romains pour alimenter Bagacum (Bavay) par un aqueduc.

Ci-dessous la fontaine St Eloi à Floursies (Christianisée en y scellant une statue de St Eloi).

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La pierre de dessus bise de Sars-Poteries 

Localisation : place du vieux marché.

Pierre de dessus bise

Légende : La forme phallique de ce monolithe en a fait un objet de vénération pour les femmes stériles (Source : le patrimoine des communes du Nord  Flohic Editions).

 « On murmure que les femmes stériles et celles qui souhaitaient avoir un enfant devaient s’asseoir dessus … On comprend pourquoi. Cette tradition est d’ailleurs répandue un peu partout en France. Friction, décoction, ronde, plantage de clou… On ne compte plus les menhirs, sarcophages, fresques, sépultures, statues de saints qui ont ainsi prodigué autant d’espoirs que de fécondité ».Source : http://nord-decouverte.fr/pierre-de-dessus-bise/

D’autres mégalithes ont été découverts lors de terrassement de la rue Potier  à quelques mètres de là. L’ensemble formait peut être un Dolmen ou un Cromlech.

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Les pierres Martines de Solre-le-Château

A environ 1800m du clocher de cette ville, en prenant la D963 route de L’Epine,  on trouve des pierres qui semblent jumelles mais qui sont les restes d’au moins 5 pierres formant un Cromlech. Ce serait le cultivateur propriétaire du terrain qui aurait en 1874 pris la décision de les détruire pour gagner de la surface cultivable. Le dit cultivateur était revenu sur sa déposition en déclarant qu’en fait il lui fallait des pierres pour « regarnir » un chemin.

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Légende, anecdote

Le nom de ces pierres viendrait qu’on y trouve la trace du séant de Saint Martin (alors évêque de Tours) qui s’y était reposé. La  pierre aurait fondu à cette occasion en épousant sa Sainte forme.

 Certains y ont vu la trace d’un de ses pieds et d’autres l’empreinte de ses doigts laissée quand il a lâché la  plus grosse pierre. C’est une façon comme une autre de Christianiser un menhir. Toujours est-il que le fameux cultivateur avait pris des risques car une légende prétendait que quand on cassait un morceau de ces pierres on saignait du doigt.

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La pierre qui tourne à Sivry-Rance (Hainaut Belge).

Il s’agit en fait de pierres jumelles déjà connues en 1608 et redressées en 1897. Le site se trouve sur le bas-coté de la « rue de la pierre qui tourne ». Au siècle dernier une aubette de la douane Franco/Belge, maintenant détruite, se trouvait juste à coté.

Ces deux mégalithes sont  identifiés comme  polissoirs. L’un des deux est qualifié de pierre qui tourne.

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Anecdote et légende

source : : http://home.scarlet.be/~lschumac/Sautin/Curiosites/index.html)

« La  Pierre-qui-tourne  était jadis un monolithe de plusieurs tonnes. Cassé en deux, il fut reconstitué en 1920 par un maçon de la commune de Sautin qui a ressoudé les morceaux à l’aide de béton. D’une hauteur de 2,50 m, sa largeur varie entre 0,50 m et 1,20 mm. Le Polissoir  ayant, quant à lui, le sommet arrondi, a pour dimensions une hauteur de 2,20 m, une largeur à la base de 1,75 m .

D’étranges légendes leur sont directement attribuées : chaque soir avant minuit, raconte l’une d’elles, les pierres accomplissent un demi-tour sur elles-mêmes, et recommencent au chant du coq. Elles font de même pendant la nuit de Noël. La légende affirme que les druides, à force de tourner et danser autour de ces mégalithes lors de leurs cérémonies sacrées, finissaient par les faire tourner à leur… tour.

Les mégalithes ont tous les mêmes caractéristiques magiques; ils bougent à l’aurore, à minuit ou encore aux solstices, à la charnière du temps, jouant le rôle de portes s’ouvrant ou se refermant au gré du mouvement du soleil, ce qui leur confère un caractère sacré. »

Ci-dessous les traces laissées par les outils à polir des hommes du néolithique.

Polissoir de la pierre qui tourne

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La pierre Brunehaut (Hainaut Belge) à Hollain-Brunehaut

Ce menhir se trouve à proximité immédiate de la dite « Chaussée Brunehaut » qui reliait Bavay à Tournai. Cette implantation accrédite  la théorie de l’Archéologue M. Desailly qui écrivait que ces chaussées étaient d’origine néolithique et non pas Romaine.

Ce monolithe se trouve sur un axe qui reliait plusieurs mégalithes le long de la vallée de l’Escaut parallélement à la chaussée «Brunehaut ». Voir l’article de Léon Desailly : Les mégalithes de l’Escaut entre Valenciennes et Tournai » site Persée.

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  Ci-dessus la pierre Brunehaut (cliché légèrement modifié en jouant sur la courbe de gradation des couleurs). Comme de nombreux menhirs du Nord il est orienté Nord-Sud magnétique. Sa hauteur hors de terre est de 4,40m, sa partie enterrée  mesurerait environ 3 mètres et peut-être plus.

Anecdotes :

Sous le gouvernement de Bonaparte, l’administration des Ponts et Chaussées voulut en faire une pierre d’écluse à Bléharies, sur l’Escaut. Tous les travaux que l’on exécuta n’aboutirent qu’à augmenter légèrement l’inclinaison du monolithe et on abandonna l’entreprise.

Il s’était fortement incliné au fil des ans, en 1819 l’angle qu’il faisait avec l’horizon ne faisait plus que 20°. C’est alors que la commune de Hollain et le gouvernement contribuèrent financièrement à son redressement. Plus de 1000 personnes des environs offrirent leurs bras pour redresser cette masse. Deux contreforts en maçonnerie furent coulés pour désormais la maintenir en équilibre. Il était temps car la tradition disait que si la pierre venait à tomber le monde finirait (d’après M. Desailly 1922).

Ci dessous un dessin du livre de André Van Hasselt  « Belgique et Hollande » page 601

Source Google Books: Cliquez ici

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A noter que le menhir Brunehaut est, dans cette gravure, considéré comme une pierre Celtique.

Autres légendes :

-La première légende qui nous revient à l’esprit est celle de la mise à mort de la Reine Brunehaut qui fut attachée à la queue d’un cheval sauvage. Ce dernier s’arrêta et tomba d’épuisement avec les restes informes de la malheureuse Reine. En mémoire de cet événement on planta  un monument (le mégalithe) à cet endroit.

Illustration :Source Wikimedia,Domaine public

 https ://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3146093

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- Autres légendes.

-La pierre fût transportée par Jésus qui y laissa l’empreinte de son pied droit, puis en considérant la pointure du pied on décida plutôt qu’il s’agissait du pied de Marie.                

-Quand on voulut bâtir la cathédrale de Tournai, on essaya d’y transporter cette pierre mais elle s’arrêta en chemin et retourna d’elle-même à sa place.. Une autre variante dit que c’est Marie qui transportait la pierre pour en faire la première pierre de la cathédrale, mais apprenant que la première pierre était déjà posée elle laissa tomber la sienne de son tablier .C’est la pierre que nous connaissons aujourd’hui.

 -Ceux qui ont le malheur d’aiguiser leurs couteaux contre la pierre sont certains de les perdre ou d’être blessés.

Alors si vous visitez ce site attention les pierres tombent du ciel  et évitez d’aiguiser votre coupe papier, moi j’y ai perdu le couvre-objectif de mon appareil photo :-)

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Le menhir de Clary

(à 5 km de Caudry et à 10 km du Cateau-Cambrésis)

En 1975, un cultivateur extrait une masse de grès de 2,70m de long pesant environ  3 tonnes. La présence de silex autour de cette pierre donne à penser qu’il s’agit d’un menhir enfui. Aujourd’hui le mégalithe se trouve dressé sur la place de la victoire près du monument aux morts.

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Anecdote, légende :

Aucune anecdote à signaler étant donné la récente découverte de ce mégalithe. Cependant on peut remarquer que ce dernier se situe à environ 3,5 km de la chaussée dite « Brunehaut » Bavay-Soissons confortant une fois de plus l’hypothèse de l’Archéologue Desailly.

L’emplacement de sa découverte était peut-être même plus proche de cette chaussée. D’autres mégalithes risquent de resurgir un jour à peu de distance des chaussées dites « Brunnehaut, lors d’un labour un peu profond.

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La pierre « croûte » de Bellignies.

Je n’ai pas de photo personnelle pour illustrer cette Pierre Croûte.

Menhir ou Dolmen et peut-être ni l’un ni l’autre c’est ce qu’écrivait M. de Mortillet en 1902 bien qu’il y ait trouvé des ossements et des cornes au pied de cette pierre. Mais le comble c’est que ce monument ne se trouvait pas à Bellignies à proximité de la chaussée « Brunehaut » Bavay-Gand mais sur le territoire d’une autre commune : Houdain située de l’autre coté de la même chaussée « Brunehaut ». C’est en 1810 que le père Lambiez antiquaire (archéologue), bien connu pour ses fouilles à Bavay, qui avec une imagination exaltée par ses lectures, sans doute celles du controversé Jacques de Guise (XIVème siècle)  ainsi que par les traditions locale, entreprit de faire transporter la pierre d’un village à l’autre (32 chevaux furent nécessaires).

De ses lectures le père Lambiez prétendait qu’une colonie venue de Babylone ayant en tête l’image de Bel, Bal ou Belus c’est-à-dire le Veau d’or ou le dieu soleil, avait fondé le village de Bellignies. Malgré les protestations d’un véritable savant il parvint à décider le seigneur de Bellignies , baron de Molembaix, à faire transporter la pierre croûte dans sa propriété de Bellignies où elle se trouve encore. (D’après M. Desailly 1922)

La pierre croûte a été reconnue par M. Desailly comme un Menhir. Son orientation N-S, son calage qui le fixait au sol, les débris de poteries, les ossements, les cornes qui ont été trouvés avant son déplacement le confirment. Le nom s’explique par la couleur et la texture de cette roche qui ressemble à la croûte du pain.

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L’ aiguisoir-polissoir d’ Ors

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Ce monolithe de plus de 6 tonnes a été  retiré de l’étang du Flaquet lors de son creusement en 1971. Situé en bordure de la forêt domaniale de Bois l’Evéque il se trouve à 2800m de la chaussée « dite Brunehaut » Bavay-Soisson. (Source : D’après un Panneau didactique situé près du polissoir)

Deux plages de polissage contiguës sur le sommet témoignent de l’utilisation qui en était faite pour polir les pierres afin de rendre les outils et les armes moins cassants et les tranchants plus efficaces.

Inscrit aux monuments historiques depuis 1980.

4°) Les mégalithes de la rivière Sensée.

 Situation : « Il s’agit d’un groupement de mégalithes très voisins érigés autour des étangs  créés par la rivière Sensée entre les villages de Lécluse et Palluel. Ils ont été élevés le long de la voie soit disant romaine Cambrai-Arras »(d’après Léon Desailly 1923)

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La pierre du diable à Lécluse.

20170326_155331Légende : Le nom de pierre du diable vient du fait que l’on aperçoit sur une de ses faces une silhouette que l’on interprète comme étant celle du diable assis.

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Anecdotes

-La hauteur du menhir était de 5m au dessus du sol et à peine enterré d’un mètre (d’après Léon Desailly en 1923). Les allemands l’avaient renversé en 1918 occasionnant sa casse en deux, c’est sa partie supérieure qui est actuellement visible..

Dessin ci dessous « Menhire und Dolmen » extrait du journal de la division Siegfried de Mai 1918 montrant le menhir de Lécluse. source:http://digital.staatsbibliothek-berlin.de/

Menhire und Dolmen

- La rivière Sensée avait été détournée par un barrage (origine du nom du village) pour permettre la traversée des marais quand celui-ci  céda permettant aux eaux de retrouver leur cours. La chaussée « Romaine » fût alors recouverte.

 Autre légende : C’est celle du cultivateur qui troquera son âme avec le diable si ce dernier arrive à reconstruire avant le lever du jour sa grange détruite par un incendie. Le diable est surpris en pleine nuit par une chandelle allumée dans le poulailler qui provoque le chant du coq annonçant le lever du jour. Le diable surpris laisse tomber la pierre destinée au pignon de la grange. C’est cette pierre que l’on appelle la pierre du diable.

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Le Gros caillou du Vieux Marais :

Menhir d’Oisy-le-verger

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Malgré les millénaires le menhir est resté intact, il faut dire qu’il se trouve au milieu d’un marais asséché situé sur un ancien lit de l’Escaut. Son accès au milieu d’une  roselière est très difficile par temps pluvieux. La tradition prétend même que ce mégalithe était autrefois recouvert par les eaux et que des pêcheurs affirmaient qu’il y avait d’autres  menhirs plantés debout dans d’autres étangs

Il est évident que les hommes du néolithique n’ont pu dresser ces monolithes dans l’eau surtout que ce « caillou du vieux marais » pourrait, d’après certaines sources, être immergé de près de 8 mètres.( La partie visible étant d’environ 3 mètres). Il apparait donc, d’ après Léon Desailly, que le menhir a été édifié sur un sol imperméable et que le sol s’est progressivement couvert de tourbe engloutissant le monolithe. Ce menhir est classé monument historique depuis 1981.

Menhir _Oisy-le-verger

La légende :

Il s’agit cette fois encore d’un marché conclu avec le diable. Des religieuses céderaient leur âme au malin si celui ci réussissait à construire leur couvent avant l’aube. Le diable passa une partie de la nuit à transporter d’énormes pierres quand tout à coup il entendit le chant du coq (réveillé malicieusement par les religieuses) , annonçant le lever du soleil. De surprise le diable lâcha la pierre qui est maintenant plantée au milieu des marais.

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La pierre savate : Le Dolmen de Hamel.

Le dolmen tient son nom des cupules en forme de talon de chaussure (Savate ou Chavatte)  situées dans sa partie supérieure. Il est parfois considéré comme une allée couverte. En effet d’autres pierres de grande taille auraient été retrouvées à flanc de colline. Il était composé à l’origine de 6 monolithes, mais un défrichement et des actes de vandalisme durant le XIX ème siècle l’avaient détérioré, il fut redressé en 1936.

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 Ci-dessous une ces cupules « comparables à la trace que laisserait dans la glaise un coup de talon violemment donné…Elles ont été creusées ou tout au moins régularisées par l’homme qui leur a donné la même forme, les mêmes dimensions et les a polies, pour la plupart» Léon Desailly

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Léon Desailly en 1923 a relevé la position de chacune de ces cupules, en a fait le tracé ci-dessous et s’est aperçu que les cupules dessinaient la constellation de la Grande Ourse.

La grande Ourse Pierre Chavate

Légende : Le dolmen porte également le nom de cuisine des sorciers à cause de quelques cupules cylindriques dans lesquelles les sorciers composaient leurs philtres parait-il.

Ci dessous: Le Dolmen tel qu’il était en 1903: Revue « L’homme préhistorique » par A.ortillet

Source: (Bnf) Gallica
Menhirs, Dolmens, Cromlechs, en Hainaut. dans Promenades - découvertes native
Remarque anecdotique : Dans me jeunesse, habitant Cambrai, mon père me conduisait en voiture à la source des fées qui se trouve en contrebas de la bute du Dolmen pour y remplir de nombreuses bouteilles et bidons d’eau de cette source  sans savoir que celle-ci avait des vertus bienfaitrices et que l’endroit avec le Dolmen était réputé maléfique. :-) Je n’en porte pas de séquelles à ce jour me semble t’il !

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Le Polissoir de Féchain

Localisation : Square près de l’église  St Vaast  de Féchain

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Ce polissoir fait partie d’un bloc plus important de 4m de long et 2m de large, découvert en 1968 lors de travaux d’élargissement du canal de la sensée à Aubencheul-au-bac.

Dynamité pour faciliter son extraction, le bloc restant pèse plus de 7 tonnes. Il était destiné au polissage des haches de pierre pour les rendre plus résistantes aux chocs.

 La technique du polissage consistait à tailler d’abord l’outil selon la forme à lui donner, puis à le frotter pendant plusieurs heures avec du sable sur un polissoir.

On peut encore observer les cuvettes caractéristiques ayant servies au polissage des flancs des haches, des rainures moins larges, servaient au polissage des tranchants.

Deux autres polissoirs de taille moins importantes provenant d’ Aubignies-au-bac et de Fressies se trouvent au musée de Douai. (Source : Panneau didactique situé près du polissoir de Féchain)

Légende, anecdote :Un autre monolithe, détruit pendant la guerre 14-18 , dénommé « La Pierre au beurre » se trouvait près de la chapelle Ste Anne (Christianisation oblige !), il suffisait d’y coller son oreille pour entendre une fermière battre son beurre. On l’appelait aussi la pierre tonnante et depuis sa disparition, c’est la chapelle Saint-Anne qui, selon la croyance populaire, a hérité du pouvoir d’éloigner l’orage de Féchain

A quelques dizaines de mètres de là, un second mégalithe plus petit a également été détruit au cours de la première guerre mondiale. Un troisième mégalithe, dressé à 200 m au nord du cimetière, a subi le même sort.

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La pierre « qui pousse » d’Aubigny–au-bac.

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Dénommée également « Tête de Cheval » elle se trouve au bord de l’étang de la base de loisir d’Aubigny-au-bac sur le chemin de Brunémont.

La hauteur du monolithe est estimée à 2,50m, constitué de grès Landénien il est classé en 1979 comme menhir par les Monuments Historiques.  

La légende dit que le monolithe croît continuellement, c’est pour cela que les habitants l’ont appelé « La pierre qui pousse ». Cette croissance serait due à la nature du terrain marécageux.

 Des dalles ont été posées afin que les visiteurs puissent y accéder.

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Les mystérieuses bonnettes

de Sailly-en-Ostrevent

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJ’ai modifié les paramètres d’exposition de ma photo ci dessus  pour donner une impression de Mystère, la photo ci-dessous nous ramène à la réalité.

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Les légendes et l’impossibilité de donner un rôle à cet ensemble de monolithes qui forment un Cromlech ne font qu’accroître son mystère. En fait il ne reste que 5 pierres sur les 7 d’origine, la pierre centrale a disparu et la dernière a été basculée sur le bas coté du tumulus.

Ci-dessous le tumulus dont la terre qui le constitue est différente de celle des champs avoisinants. En arrivant sur le site on a l’impression d’arriver devant le Golgotha tel qu’on le voit dans des représentations Chrétiennes. Ce n’est pas les trois crucifiés que l’on aperçoit mais 3 des 7 bonnettes.

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Les légendes  et anecdotes

M. Harbaville  écrivait en 1842 dans le Mémorial historique et archéologique  du département du Pas-de-Calais ( Source  Google Books page 275)

« Il y a environ quinze ans, on entreprit de fouiller cette bute par le coté, dans l’espérance d’y trouver des trésors ; Mais force fut d’y renoncer, car la nuit suivante les ouvriers furent troublés chez eux par des apparitions, des visions effrayantes, et aucun d’eux ne voulut continuer l’œuvre de profanation. La terre de la bute n’est pas tirée du sol qui l’avoisine…qu’elle est de mauvaise qualité et à due être importée de loin. Le fait est singulier, mais il est réel. Et s’il faut tout dire, le diable passe pour avoir apporté les matériaux du tertre  qui supporte les pierres dites les 7 bonnettes de Sailly .

Cette appellation est appuyée d’une légende qui a cours dans le pays. On raconte que sept jeunes filles, au mépris des saintes lois du dimanche, avaient l’habitude d’aller danser sur ce monticule pendant les vêpres. En vain le curé avait prodigué les exhortations pour les en détourner, en vain les avait-il menacées des terribles jugements de Dieu. Elles ne tinrent pas compte de ses avis ni de ses menaces.

Un jour de dimanche, elles y allèrent donc folâtrer selon leur coutume. Mais tout-à-coup, voilà que leur danse en rond est arrêtée, leurs têtes deviennent raides, leurs bras se collent à leurs corps, leurs jambes s’enfoncent profondément dans le sol : Elles étaient changées en pierre,…On accourut, on voulut les arracher de la terre, tout fut inutile.

Une autre version dit qu’elles disparurent seulement, et qu’on ficha en terre sept pierres dans la position que chacune des pauvrettes avait occupée. »

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Ici se termine provisoirement mes recherches sur les mégalithes du Hainaut. Avant d’en arriver à une conclusion je voudrais écrire quelques lignes pour les amateurs de sensationnel.

1°) Le mont Golgotha, où le Christ fût crucifié est en fait un tumulus  établi sur un énorme menhir.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Golgotha

 Un gros monolithe calcaire avait été isolé au milieu des carrières. Les dimensions actuelles du bloc sont impressionnantes : sa hauteur totale fait en moyenne 11 m, dont 4,50 m sont au-dessus du sol de l’église. De forme irrégulière, son diamètre varie entre 5 et 7 mètres. À l’époque du Christ, il était en partie recouvert par les débris des carrières ainsi que la terre apportée naturellement par l’activité érosive : seule sa partie supérieure arrondie était alors visible.

 

 2°) En Turquie, des archéologues  viennent de découvrir  un village daté de plus de 12 000 ans. Le site de Gobkli tepe  remonte donc au début du néolithique, c’est-à-dire peu après la fin de la dernière glaciation. Les sculptures des pierres de la photo extraite du reportage du « National  Geographic  Channel » sont tellement surprenantes qu’elles semblent, dans leur dépouillement, être de l’art contemporain.( Il vous faut regarder le film joint ci-dessous).

Gobekli Tepe

Le film:

Gobekli Tepe, le Berceau des Civilisations… par sphere34

Pour voir le film en plein écran cliquez sur le sigle Dailymotion dans la bande du bas de la vidéo.
  3°) «Nos ancêtres les Gaulois»…histoire d’une expression controversée.

Cette formule, née sous l’école de la Troisième République pour forger le «roman national», a été abondamment critiquée par les historiens, qui dénoncent une fiction sans caractère scientifique.

«Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois.»: C’est par ces mots simples que débutait le manuel d’histoire d’Ernest Lavisse, véritable catéchisme patriotique de la Troisième République après la défaite de Sedan en 1870.

Lire la suite en cliquant ici (site du Figaro).

 

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CONCLUSIONS

Après avoir occulté longtemps  l’histoire des Celtes, (notre histoire) en les appelant Gaulois pour les différencier des mêmes Celtes mais situés de l’autre coté du Rhin en les dénommant Germains, expression de Jules César qui se rendit compte lors de sa guerre des Gaules  qu’ils étaient de la même « ethnie ». (cheveux blonds, yeux bleus, même stature..pour la plupart) on commence à ré-écrire l’histoire. Les découvertes archéologiques récentes y contribuent.

Par contre le dipôle Menhir/Gaulois est toujours bien ancré dans l’esprit populaire. L’Image d’Épinal montrant des druides officiant près d’un mégalithe qui ne pourrait être que Celte (Gaulois) n’est pas prête à disparaitre.

Il y a environ 3 ans mon boulanger m’a remis une publicité pour « un pain d’épeautre, le blé sauvage hérité des Gaulois » sur laquelle on voyait un pain couché sur un menhir avec en arrière plan toute une rangée de menhirs.

Beaucoup de lecteurs seront même étonnés d’apprendre que nos racines Hennuyères proviennent à la fois du croissant fertile ( là  où les guerres n’en finissent pas) et de l’Europe de l’Est.

Quant aux mégalithes, il semble que personne ne sache exactement ce qu’ils représentent.

Étaient-ils des lieux de culte, des sépultures, des bornes-repères, des calendriers des saisons en pointant des constellation, ou encore tout cela successivement à différentes époques. Certains avance même l’hypothèse que les menhirs agissent comme des aiguilles d’acuponcture pour canaliser les « flux magnétiques » qui circulent dans le sol.

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Quelques sources utilisées pour la rédaction de cet article:

Nord-découvertes

http://nord-decouverte.fr/linsolite-menhir-doisy-le-verger-vallee-de-la-sensee/

Les mégalithes de l’ Escaut entre Valenciennes et Tournai

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1928_num_25_3_6458

-La pierre au beurre Féchain

https://www.fechain.fr/La-pierre-au-beurre.html

-Histoire des Celtes

http://www.arbre-celtique.com/etude/01-origines/origines.php

http://antique.mrugala.net/Celte/Celte%20-%20histoire.htm

-Les Celtes en Europe

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ACelts_in_Europe-fr.svg

-Le cromlech de Niergnies

http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=28345

-Mégalithes en Avesnois

http://www.terascia.com/les-megalithes-en-avesnois-thierache/

-La pierre de dessus bise

http://nord-decouverte.fr/pierre-de-dessus-bise/

- Les stations préhistoriques de la région de Solesmes par MM Lambois et Chiris ( 1927)

http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1927_num_24_3_6058

 -Le menhir de Solre le Château

http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1924_num_21_5_7300?q=pierres%20martines#

-Les chaussées  romaines de Bavai n’ont-elles pas une origine préhistorique ?  Par M. Desailly (1921)

http://www.persee.fr/docAsPDF/bspf_0249-7638_1921_num_18_7_13287.pdf

-Notes sur quelques monuments mégalithiques de la région du Nord  par M. Desailly (1922) de la société préhistorique Française

http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1922_num_19_7_12004

-la pierre chavatte

http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1923_num_20_6_7400?q=les%207%20bonnettes%20de%20sailly%20en%20ostrevent

-Mémorial historique et archéologique du Pas de calais  par M. Harbaville (1842)

https://books.google.fr/books?id=YjRgAAAAcAAJ&pg=PA274&lpg=PA274&dq=desailly+arch%C3%A9ologue&source=bl&ots=v8G19nofdf&sig=j1cmBxXO5AdU4UvNyhrkXVJgYR8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj2p_jYnMjUAhWFalAKHfDTCIMQ6AEIVTAJ%23v=onepage&q=desailly%20arch%C3%A9ologue&f=false#v=snippet&q=les%207%20bonnettes%20de%20sailly%20en%20ostrevent&f=false

-Les 7 bonnettes de Sailly en Ostrevent

http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1926_num_23_11_5954

 

Fin de l’article

4 Commentaires pour “Menhirs, Dolmens, Cromlechs, en Hainaut.”


  1. Bertrandbbs écrit:

    Bonjour,
    excellent site, très documenté. Par contre un bémol, sa visibilité sur Google. J’ai dû retourner dans le lien que vous aviez posté sur ma page Facebook pour pouvoir m’y rendre. C’est dommage…Il y a sans doute quelque chose à faire dans le référencement, mais je ne m’y connais pas assez pour pouvoir vous y aider. Je pars la journée en expédition dans la vallée de la sensée prendre des photos et « m’imprégner de l’ambiance » :) . Merci pour ce très bon site! B. Bosio

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    • hanwide écrit:

      Merci pour les compliments.
      Au sujet du référencement Google j’ai tenté diverses expériences. D’abord avec Firefox avec PC sous XP -> pas de problème il suffit de rechercher « Menhirs, Dolmens, Cromlechs en Hainaut » et mon article apparait en première position en haut de page de recherche Google. J’ai effectué la même opération avec une tablette pas de problème l’article est référencé de la même façon mais la police de texte n’est pas la même que lors de mon écriture sur le blog. J’ai tenté une autre expérience avec Firefox sous Linux, à part la police de texte mon blog est référencé.Et enfin un test est également concluant avec mon téléphone sous Androïd..
      J’espère voir bientôt vos photos des mégalithes de la vallée de la Sensée sur notre groupe Facebook « Les visiteurs de l’Histoire ».
      à bientôt
      Cordialement
      Georges Biron

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  2. Christine Bacro écrit:

    Passionnant !

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    • hanwide écrit:

      Merci Christine. J’ai rédigé cet article avec passion et ténacité car il a fallu que j’en épluche des pages web pour trouver des sources reconnues historiquement et j’en ai fait des km pour prendre des photos qui ne sont pas toutes parfaites. Chaque photo représente un dimanche de promenade à retrouver ces fameux mégalithes dont je ne connaissais que les pierres jumelles de Cambrai pas très éloignées de nos domiciles réciproques.

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