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-3-VIESLY

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Article mis à jour le 10/12/2014

1°) Localisation Géographique

Localisation de VieslySource : Géoportail de l’IGN

Viesly se trouve à environ  18  km à l’Est de Cambrai. C’est avec ses 120m (au pied de la chapelle) un des points culminants de la région.

2°) Brève histoire de Viesly

-Toponymie : Le nom de Viesly n’apparaîtrait qu’au Xème siècle. Viesly s’écrivant autrefois Vieslies. Contraction de vies: Vieux et du celtique ly signifiant champ. Mais on peut retenir également leys nom saxon signifiant pâturage. La toponymie du  village proche : Neuvilly s’expliquerait de la même façon : Nouveau pâturage.

 -Époque préhistorique :

L’occupation préhistorique du site a été révélée par la découverte  de nombreux silex et  haches polies. MM. Lombois et Chiris écrivaient en 1927 qu’un Dolmen se trouvait au lieu-dit « Mourmont » 

« Au début du XIXe siècle la carrière de sable n’existait pas ; à son emplacement on remarquait un dolmen, une sépulture préhistorique dont le souvenir paraît conservé par le mot « Mourmont » mortuo- rum mons, le mont des morts. »

Source: Lombois , Chiris . Les stations préhistoriques des environs de Solesmes (Nord). In: Bulletin de la Société préhistorique de France. 1927, tome 24, N. 3. pp. 81-84.

-Début de notre ère : La bataille de la Sabis.

Jules César en 57 avant JC entreprend la conquête de notre région qu’il appellera  par la suite « Gaule Belgique » alors occupée par différents peuples d’origine  Celtique. Des objets  celtes ont été retrouvés à Viesly au lieu dit «les Etombeaux» dans les années 1840.

Dans « la guerre des Gaulles » César décrit la bataille de la Sabis au cours de laquelle ses légions ont failli être défaites.  L’Histoire en aurait été changée et l’issue d’Alésia également. Beaucoup d’historiens  et de non historiens localisent la bataille de la Sabis , pour les uns sur la Sambre, d’ autres sur l’ Escaut (Scaldis en latin) près de Vaucelles et beaucoup d’autres sur la Selle.(chacun considérant son village comme celui où se sont déroulés ces événements).

Cependant  dans les années 1949-1950 un Vieslysien , Paul Mériaux  a rédigé  , en se référant aux travaux du Dr Bombart (membre de la commission historique du Nord), une histoire très documentée « Viesly notre Village » dans un livret d’une centaine de page  dans lequel il émet l’hypothèse, avec de sérieux arguments topographiques, que la bataille de la Sabis s’est déroulée entre Viesly et Briastre au sud de Solesmes.

-Ci-dessous un résumé inspiré du chapitre « La bataille de la Selle » de M. Paul Mériaux.(1910-1975).

57 avant JC, Jules césar vient de conquérir facilement Amiens (Samarobriva) . Il se dirige vers Bavay (Bagacum). Emprunte-t-il la voie antique Amiens-Cambrai-Bavay qui deviendra par la suite une des 7 voies Romaines que l’on dénommera bien plus tard « Chaussée Brunehaut » ? C’est la voie la plus courte.

Ses légions viennent de marcher pendant 3 jours. Il  apprend de prisonniers que les Gaulois rassemblent 60.000 Nerviens,  15.000 Atrébates,  25.000 Morins et 9.000 Ménapiens et qu’ils campent sur la rive droite de la Sabis à deux lieues de ses légions.

Dans ses « commentaires  sur la guerre des gaulles »  César fournit des descriptions détaillées du terrain qui correspondent par sa configuration  au lieu de la terrible  bataille. Des noms de lieux-dits très évocateurs subsistent à notre époque ils sont par delà les siècles un témoignage de la violence du conflit.

La Sabis (La selle) était à cette époque une rivière de plusieurs dizaines de mètre de large et serpentait entre deux collines entre Solesmes et Briastre.

Revenons aux prémices de cette bataille :

Les Gaulois (Atrébates, Ménapiens, Morins, ….) sont dissimulés sur les hauteurs du lieu-dit « Camp Dolent ». Sur l’autre rive, sur la colline du lieu-dit « Mourmont »,  les romains travaillent au retranchement de leur camp. César place ses légions jusqu’au lieu dit « Les Etombaux ».(au sud du Viesly actuel). Les armées se trouvent  donc face à face séparées par la Selle.

La bataille

César décide «  d’inquiéter » la cavalerie ennemie en faisant traverser la Selle par la sienne. Tout à coup, les Nerviens cachés dans le bois débouchent sur la cavalerie Romaine, l’oblige à retraverser la Selle et la poursuit jusqu’au cœur des légions Romaines. Le combat est partout engagé alors que la plupart des Romains n’a ni casque, ni arme, ni bouclier. César ne trouve le moment de donner un ordre ni de prendre la moindre disposition.  Par contre sur sa gauche deux légions  repoussent les Atrébates  au-delà de la rivière. Au centre deux autres légions ont le même avantage contre les Viromandues. Les Nerviens pendant ce temps continuent l’attaque du camp de César. Chacun est obligé de combattre où il se trouve sans pouvoir deviner même ce qu’il se passe  près de lui.

Les centurions d’une cohorte sont morts ou hors de combat, l’enseigne est perdue, le désordre est à son comble, les soldats découragés sortent de la mêlée, les troupes auxiliaires (Auxilia) et leur cavalerie crient à la défaite de l’armée Romaine et s’enfuient.

Le combat en est là quand César se ressaisit,  arrache le bouclier d’un simple soldat, se porte à la tête des siens et les ranime de la voix. La présence du général ramène alors l’ordre, rapproche deux légions et met en état de soutenir encore quelque temps les efforts de l’ennemi. La dixième légion  et les deux légions laissées à la garde des bagages volent  au secours  du général et la fortune changea de coté. Les Nerviens très belliqueux s’acharnèrent dans un excès de courage et furent presque entièrement anéantis. Des 60.000 combattants Nerviens, à peine 500 en survivront. 

-Arguments qui militent en faveur de l’hypothèse qui considère que la bataille de la Sabis s’est déroulée sur les rives de la Selle entre Viesly et Briastre.

On retrouve sur les cartes du cadastre ou de l’ IGN les lieux-dits suivants :

-La vallée du rouge, c’est l’endroit du déroulement de  la bataille et tient son nom du sang qui y a coulé en abondance.

-La colline du Mourmont qui signifie Mont des morts

-Les Etombeaux : C’est à cet endroit que se trouvaient les tombeaux des  Nerviens. (Des fouilles de 1833 à 1843 ont révélé de nombreux objets Celtes).

La carte ci-dessous localise la Selle, le Mourmont, la Vallée du Rouge sur le territoire de la commune de Viesly.

Viesly_Mourmont et Vallée du RougeSource Géoportail de l’ IGN

Sur la place de Bavay, face à la colonne de la reine Brunehaut, une épitaphe rappelle cette bataille.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn l’an 57 avant Jésus-Christ le peuple Nervien sous la conduite de son chef Boduognat avec l’aide de ses alliés Atrébates et Viromandues fit balancer un instant la fortune de César.

 

3°) l’église Saint Martin

-Sa construction date de 1765. Elle est un des rares témoins de l’architecture religieuse du XVIIIème siècle dans notre région. Elle a la particularité d’avoir une tour carrée avec des angles arrondis. L’ensemble est remarquable par sa polychromie : alternance de briques rouges et de grès reposants sur une embase en pierre bleue.

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-En entrant, sur la gauche, on découvre un retable en pierre datant de 1401.

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-Ci après le vitrail de Saint Martin  (les vitraux de l’église datent de 1925).

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Saint Piat (Saint Python) prêcha la foi catholique chez les Nerviens à la fin du IIIème siècle et mourut en martyr.  C’est au IVème siècle que Saint Martin évangélisa la région.

-La chaire en chêne sculpté mérite quelques commentaires :

Tout d’abord il faut préciser que celle-ci provient de l’ église Notre-Dame-la-Grande de Valenciennes détruite à la révolution. Source « La voix du Nord » du 27/08/2016  Cliquez ici

Traditionnellement, elle est « du côté de l’évangile » (donc à gauche pour l’observateur qui entre dans une église).

La « cuve » à prêcher (endroit où se tient le prêtre sous l’abat-voix) est décorée de trois des quatre panneaux du tétramorphe  et d’un panneau représentant le Christ prêchant.

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Le tétramorphe représente les quatre animaux ailés tirant le char de la vision d’Ézéchiel (Ez 1 ; 1-14). Leur origine remonte à la nuit des temps et on les retrouve dans diverses civilisations de l’Antiquité avant de les retrouver dans la Bible avec Ezechiel d’abord puis avec saint Jean dans l’Apocalypse (Apoc 4; 7-8). Plus tard, les Pères de l’Église en ont fait l’emblème des quatre Évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l’homme pour Matthieu et l’aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté. Source Wikipédia

Marc est représenté ou accompagné d’un Lion.( le lion est le symbole du cœur et des passions)

Luc est représenté ou accompagné d’un Taureau. (le taureau est le symbole du corps et des forces de l’homme)

Matthieu est représenté ou accompagné d’un ange ailé représentant l’Homme.( l’homme est le symbole de l’esprit, et des pensées)

Jean est représenté ou accompagné d’ un aigle.( l’aigle est le symbole de l’âme)

Ci-dessous deux des panneaux (voir les autres lors d’une visite)

 -Marc et son emblème le lion.

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-Jean et son emblème l’aigle.

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4°) La chapelle N.D. du Salut

Date de construction 1730, rénovée en 1817 (d’après des écrits retrouvés lors de la restauration  de 2009). Auparavant ses murs étaient blanchis et sa base goudronnée pour lutter contre l’humidité. Elle se trouve au point culminant de Viesly.

A une époque on pouvait y apercevoir au loin, par beau temps, les rougeoiements des Hauts-Fourneaux de Denain et les terrils des mines. (à environ 20km).

Viesly_La chapelle Notre  Dame du Salut

Chapelle avant sa restauration de 2009

Chapelle Viesly avant sa restaurationLa chapelle se trouve au centre de la patte d’oie constituée de deux anciennes voies conduisant à Cambrai.

La voie de Gauche dénommée « chemin de Cambrai » est un ancien chemin de Compostelle. Il était considéré semble t’il au XVIII ème siècle comme étant la voie du Salut. Ce chemin passe par Bevillers , village dans lequel les chevaliers Hospitaliers possédaient des biens.

La voie de droite vers Quièvy d’après les mêmes sources.( un article de la voix du Nord)  était considérée comme la voie du protestantisme. Pourtant sur des anciennes cartes d’état major on remarque que ce chemin conduisait au lieu-dit « La Maladrerie » de Quièvy.

Or il faut se rappeler que les maladreries étaient les seuls havres du moyen-âge où on y soignait les pèlerins ayant contracté des maladies de retour de leurs pèlerinages vers les lieux saints.  Était-ce une façon d’éloigner les non-pèlerins de cet établissement. ? . Les chevaliers du Temple (Templiers) chargés de la sécurité des pèlerins  possédaient également des biens à Quièvy.

La représentation d’une coquille St Jacques au dessus de la porte confirme bien qu’un chemin de Compostelle passait à cet endroit.

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Peut-être aviez vous remarqué que les tympans des deux portes de sortie de l’église St Martin étaient ornés de la même représentation de la coquille Saint Jacques ?. L’exhortation  placée au dessus de celles-ci est sans ambiguïté .

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« STA VIATORE ET ORA » Arrête toi voyageur et prie.

 

5°) La tour

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Cette tour ronde en briques et grès est la seule qui subsiste de l’enclos paroissial.

Un panneau d’information posé sur la tour par la CCPS (Communauté de communes du Pays Solesmois) en précise l’histoire.

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Vous trouverez des panneaux d’information similaires aux endroits remarquables de Viesly : l’ église, la Chapelle… et dans les communes du Solesmois

à voir également: Patrimoine de la commune de Viesly en cliquant ci-contre:  site de la Mairie .

6°) Un peu de nostalgie

L’ancienne  gare : Les plus âgés se souviennent de la ligne de chemin de fer à voie étroite en provenance de Quièvy qui longeait le terrain de foot, passait devant son entrée pour rejoindre Solesmes. La locomotive  dans un nuage de vapeur prenait son élan pour gravir la légère pente de la gare. C’était dans les années 1950.

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On retrouve sur la carte ci-dessous de la McMaster University Hamilton, Ontario datée de 1918 le tracé (en rouge) de la voie ferrée.

Voie ferrée Caudry-SolesmesLa  carte ci dessus est publiée sous licence Créative Commons (CC BY-NC 2.5 CA)

 Ci dessous deux vues de la gare de Viesly (avant et après la guerre 1914/1918)

Viesly La Gare

Viesly Ce qu'il reste de la gare

 

7°) Petite énigme pour les futés

Question : Quel le blason de Viesly ?

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-Sur les plaques de rues le blason de Viesly est celui du village de Gonnelieu.

-Dans le transept de l’église, c’est le même mais les couleurs sont inversées.

Réponse : Le blason de Viesly « D’or à bande de sable » est bien celui de Gonnelieu . En effet jusqu’à la fin du XIVème Viesly était un apanage de la maison de Gonnelieu , le village en a gardé le blason.

Le blason peint sur le pilier à gauche de l’autel Saint-Martin  proviendrait d’une erreur lors de reconstruction de l’église.

 

8°) Proposition de promenade

Article « La voix du Nord »: De Briastre à Viesly aller et retour par le Mourmont. Cliquez ci dessous:

http://www.lavoixdunord.fr/region/de-briastre-a-viesly-aller-et-retour-par-le-mourmont-jna13b0n427664

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Fin de l’article.

Le but de cet article n’était pas de raconter l’histoire complète de Viesly ,mais de vous inciter à la promenade et de découvrir un des villages du Hainaut à l’aide de quelques photos , légendes et anecdotes.

Site de la mairie de Viesly Cliquez ici

à bientôt

NB1: Toutes les photos peuvent être agrandies sur votre écran en suivant le mode opératoire décrit dans la colonne de droite.

NB2: Vous êtes contre l’hypothèse qui dit que  la bataille de la Sabis s’est déroulée entre Solesmes et Briastre. Cliquez ici   (Blog d’ André Bigotte.)

 

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Pour les autres photos et illustrations: les sources sont citées.

 

 

 

 

 

 

-2-Vendegies-sur-Ecaillon

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Localisation géographique

Carte  du Géoportail IGNSource : carte du Géoportail de l’I.G.N.

Vendegies sur Ecaillon se trouve à une dizaine de km au sud de Valenciennes, elle est traversée par la départementale  D958 (RN 358 déclassée en 1970) reliant Valenciennes à Solesmes. C’est le point de départ de la D114 reliant Vendegies à Cambrai. Cette départementale est en fait une portion de la chaussée dite Brunehaut reliant Bavay à Cambrai .

Un peu d’Histoire

La présence d’un menhir et d’une chaussée antique dite Brunehaut accrédite l’ancienneté de la commune avant les premiers siècles de notre ère. Le nom viendrait de « Duo Flumina »  (deux fleuves), la commune se trouve en effet à la confluence de deux rivières L’Ecaillon et Les Harpies. En 1153 le nom serait devenu Vendeleice par contre  le nom actuel daterait du début du XIIIème siècle.

 

Édifices remarquables , curiosités, légendes.

1°) L’église Saint Saulve.

Il ne reste que la tour carrée du clocher datant de 1631 de l’église d’origine. L’église actuelle de style néogothique  date de 1862.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’ intérieur à été magnifiquement restauré entre 2004 et 2008.

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L’architecture de son fronton est surprenante car elle ressemble étrangement à celle de l’église St Martin de la ville de Saint Saulve (Banlieue Nord de Valenciennes).

Voir la juxtaposition des deux photos ci dessous:OLYMPUS DIGITAL CAMERA

À Gauche L’église Saint Saulve de Vendegies , à droite l’église St Martin de la ville de Saint Saulve. En fait les constructions ont été confiées au même architecte Valenciennois M. Dutouquet  (1862 pour Vendegies et entre 1863 et 1865 pour l’église St Martin).

Un buste de St Saulve se trouve comme il se doit, en tant que Saint Patron, au dessus de l’autel secondaire de droite de l’église de Vendegies.

 

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2°) Histoire (ou légende) du martyre de Saint Saulve.

Tout d’abord précisons qu’il existe plusieurs St. Saulve en France. Les plus connus sont :

-Saint Saulve d’ Amiens qui fonda un monastère à Montreuil sur mer. Mort en 615 , ses restes et de ceux de son compagnon Ingaud y furent translatés  en 1111. Une église porte son nom à Montreuil sur mer.

-Saint Saulve d’ Albi

-Saint Saulve de Valenciennes (ville de Saint Saulve). Le résumé de la légende ci-dessous a pour source le site officiel de la ville de Saint Saulve.

Un jour de  741 Salvius ,ou Sauve ou Saulve, évêque itinérant venu d’ Auvergne vint dans le Hainaut prêcher la pénitence et annoncer le royaume des cieux. Il est reçu avec son diacre par le procureur du fisc de Valenciennes.

 Winegard le fils de ce dernier est pris de convoitise par les ornements et vases sacrés de l’évêque. Le lendemain alors qu’il se rendait en direction de Condé sur l’Escaut Saulve et son disciple sont arrêtés, dépouillés et jetés en prison.

Ne sachant que faire des prisonniers et sur les conseils de son père, Winegard donne l’ordre de la décapitation à la hache de l’évêque et de son disciple. Les deux corps sont enterrés dans une étable de Beuvrages occupée par un taureau de grandeur extraordinaire qui garde place nette la fosse où reposent les deux corps.

Une nuit, une voisine aperçoit venant de l’étable une grande clarté qui provient des cornes du taureau. Le roi Charles (Charles Martel ?) mène une enquête sur le meurtre et la sépulture, les coupables sont confondus ils seront châtrés et leurs yeux arrachés. Le serviteur en tant que simple exécutant n’aura que les yeux arrachés.

 Après avoir été embaumés les corps  sont posés sur un char pour être menés à l’église St Waast de Valenciennes mais les bœufs, comme bloqués, ne peuvent avancer. Un second essai est tenté vers l’église Ste  Pharaïlde mais il est infructueux, puis les bœufs se dirigent à toute allure vers la basilique Saint Martin de l’agglomération de Brena*. qui deviendra  par la suite le village de Saint-Saulve.

*Brena est le nom que donnait le chroniqueur  Jacques de Guise à cette agglomération au Nord de Valenciennes qu’il pensait avoir été fondée par le guerrier Celte Brennus.

Hubert Cailleau, enlumineur Valenciennois du recueil des antiquités de Valenciennes (Louis de La Fontaine)  a illustré la passion de Saint Saulve.

En arrière-plan l’enterrement dans l’étable de Beuvrages.

IRHT_079592-pSource :  Bibliothèque de Douai  Cliquez ici.Illustration de la base Enluminures réutilisée en accord avec la Bibliothèque de Douai. Reproduction interdite sans son autorisation.

On retrouve dans l’église St Martin de la ville de Saint Saulve ce buste du Saint avec la Hache qui l’a décapité et le taureau qui a révélé sa tombe.

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3°) La brasserie Bisiau Rombaut de Vendegies.

Non loin de l’église, en remontant la route de Valenciennes au n°50,  un imposant corps de ferme  datant de 1778 a été reconverti vers 1893 en brasserie-malterie.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOn peut remarquer, en façade, la fenêtre en chêne sculptée dont l’imposte représente Saint Eloi qui a donné son nom à la bière  brassée à cet endroit.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPar le porche d’entrée on aperçoit un très ancien colombier datant de 1778  quand l’opulence et la richesse d’une ferme se jugeaient à la taille de celui-ci.

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La brasserie a cessé son activité en 1939.

4°) Le menhir dit « Grés Monfort » ou « gros Caillou »

Dans les années 1960 un panneau indiquait la direction d’un dolmen, à l’heure actuelle c’est la direction d’un menhir qui pique la curiosité des promeneurs.

Dolmen ou Menhir qu’en est-il exactement ?.

Tout d’abord il est nécessaire de préciser qu’il s’agit bien d’un monolithe en grès landénien dont l’édification remonte au néolithique soit environ   6000 ans  avant JC.

 En 1922 M. Desailly de la société préhistorique de France écrivait que les fouilles du Dr Bompart révélaient que l’énorme bloc était appuyé sur 3 piliers en blocage de grès. C’était donc bien un Dolmen et non pas une pierre quelconque provenant de la carrière toute proche.

En 1913 M.Henaut conservateur de la  bibliothèque de Valenciennes avait même pris  une photo de la pierre avant son redressement.

Quelques années plus tard, en 1917 pendant l’occupation allemande du village une compagnie relève la pierre pour en faire un Menhir. Le Dolmen de M. Bompart est (re)devenu  un menhir.

M.Desailly  en 1922 insiste sur le fait qu’il s’agit bien d’un menhir et non pas d’un Dolmen  car les fouilles allemandes n’ont relevé ni calage ni pilier, le grès Montfort reposait simplement sur le sol.

Le 18 Mars 1980 le « Gros caillou » fut classé comme menhir parmi les monuments historiques par arrêté des affaires culturelles.

Ci-dessous le menhir qui domine la vallée de l’ Ecaillon.

Vendegies sur Ecaillon _Le grès Montfort

Vendegies le gros caillou

Gros caillou ou grès Monfort

Le menhir de Vendegies est également source de légendes et de traditions. C’est grâce à celles-ci qu’il n’a pas  été taillé en dalles et pavés. Il se trouvait cependant  à proximité d’une carrière de grès et d’une cinquantaine d’autres pierres identiques, mais ces dernières   par contre ont été débitées en pavés vers 1800.

Pourquoi est-il resté en place ?

Tout d’abord il faut préciser que le menhir se trouve à moins de 1200m de la voie antique Bavay-Cambrai-Amiens  que l’on nomme Chaussée Brunehaut.

M. Desailly en 1921 dans sa communication à la société archéologique Française balaie toutes les légendes au sujet des chaussées qui partent en étoile depuis Bavay vers des villes importantes  comme Amiens, Boulogne,  Gand, Cologne, Trèves…

Une de ces légendes que l’on aime bien raconter est celle de la reine Brunehaut attachée à la queue de son cheval emballé qui aurait ainsi tracé toutes ces voies. Une colonne  surmontée de la statue de la reine Brunehaut est même érigée au centre de Bavay d’où partaient les 7 chaussées dites Brunehaut.

Illustration de la mort de la reine Brunehaut dans l’imagerie populaire.

Mort de la reine Brunehaut

Source : cliquez ici :By Cyberlbx ; engraver G. Perrichon [Public domain], via Wikimedia Commons.

M.Desailly écrit : « les chaussées (brunehaut) ne sont-elles pas d’origine préhistorique ? ».

Certes ces voies ont été dallées, pavées, entretenues par les romains mais ce ne sont pas eux qui les ont tracées. Elles seraient des voies de communication  reliant des lieux de culte éloignés vers le centre d’un culte stellaire : Bavay.

M. Desailly remarque que ces chaussées sont jalonnées de monuments mégalithiques, Dolmens, menhirs, allées couvertes …Il est donc logique de leur supposer une origine commune. Les chaussées dateraient donc du Néolithique.

Où se trouvent donc ces pierres ?. En fait beaucoup ont été détruites depuis la christianisation de la Gaule car  elles étaient le symbole d’un culte païen. Mais alors pourquoi en reste t’il quelques unes, notamment le Grès Monfort à Vendegies et les pierres jumelles de Cambrai sur cette même chaussée Brunehaut ?. (D’autres pierres subsistent à proximité des autres chaussées).

Ces monuments mégalithiques sont restés en place à cause  des légendes, croyances, superstitions qui ont perdurées au cours des siècles.

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5°) les légendes et histoires.

Tout d’abord on note sur une des faces du Menhir l’existence d’une empreinte  pédiforme (en forme de pied), qui est en fait une cupule. S’agissait’ il d’une trace divine  ou d’une trace du pied du malin, nos anciens, dans le doute, ont préféré ne pas toucher à ce menhir.

Grès Montfort trace de pied

Une tentative de Christianisation semble même avoir été effectuée à son sommet.

Menhir de Vendegies Christianisé

-Dans les années 1870 On a essayé de déplacer la pierre pour en faire un soubassement de calvaire, 20 chevaux ont été attelés à un énorme chariot, mais on ne put la déplacer.

- Les traditions  font respecter ce menhir depuis des siècles (peut-être des millénaires), on dit même que l’on raconte aux enfants que c’est sous le gros Caillou que les mamans viennent chercher les bébés. La légende  dit aussi que l’on y entend les enfants pleurer.

Collez-y votre oreille si vous visitez Vendegies. !

6°) La Chaussée « Brunehaut » et le site d’ Hermoniacum

Bermerain Chaussée Brunehaut

Les romains construisaient le long de ces voies antiques qu’ils s’étaient appropriés et qu’ils entretenaient  des relais pour leurs armées. Plusieurs historiens localisent un de ces relais au lieu dit « Clair ménage » déformation de « herménage » dans le bas de Vendegies entre l’ Ecaillon et les Harpies le long de la chaussée Brunehaut.

Un relais portant le nom d’ Hermoniacum figure sur les tables de Peutinger, mais cette localisation n’est pas partagée par tous, certains considèrent que Hermoniacum c’est Bermerain , Village voisin de Vendegies. On peut remarquer que ces dénominations se ressemblent beaucoup phonétiquement: Hermoniacum, herménage, Bermerain. Une voie, un diverticule,  qui n’est sans doute pas antique mais Romain  reliait (et relie toujours) Famars  à Bermerain , il coupe la chaussée Brunehaut au lieu-dit le Calvaire. Nul ne peut douter qu’il s’agissait d’une voie reliant la cité gallo-romaine de Fanum Martis au poste militaire  Hermoniacum.

Ci-dessous une photo de ce diverticule prise au lieu-dit l’ Oliette . Le Rogneau affluent de l’ Ecaillon passe sous cette voie au niveau de l’ Oratoire que l’on aperçoit au milieu de la photo.

Diverticule Bermerain_Famars

La chaussée Brunehaut ne devient la D114 vers Cambrai qu’à la sortie de Vendegies , au niveau de l’embranchement avec la D85 reliant Vendegies à Bermerain. En direction de Bavay il n’en reste  que des sections qui servent de dessertes agricoles.

Ci-dessous des promeneurs empruntant  la chaussée Brunehaut Bavay-Cambrai .Ces chaussées rectilignes venant d’un horizon pour rejoindre  un autre ont certainement été la source de crainte du surnaturel de la part de nos ancêtres paysans. !

Chaussée Brunehaut vers Vendegies sur Ecaillon

7°) Proposition de promenade (5km)

Point de départ : Le parking du cimetière situé dans la descente de la D 958 (rue de Valenciennes). Descendre à pied vers  la première intersection en prenant garde à la circulation automobile très dense. Emprunter pendant quelques dizaines de mètres la rue du vieux chemin puis tourner à gauche rue des billes, le chemin qui conduit au menhir se trouve à une cinquantaine de mètres sur la droite.

Vendegies Circuit du Menhir et de la chaussée BrunehautSource Plan du Géoportail de l’ IGN

Après la prise de quelques photos revenez sur vos pas et empruntez un chemin herbagé, clôturé,  situé entre les pâtures, les vaches viendront vous saluer.

 Le chemin vous conduira directement à la D85, (Rue de Sommaing ) . Prenez à Gauche direction de l’église , traversez avec prudence la D958  .La brasserie Bisiau-Rombaut se trouve sur votre gauche en montant, allez admirer la fenêtre sculptée puis redescendez jusqu’ au carrefour en face de l’église .Prenez la direction Bermerain,

 Au cimetière militaire tournez à gauche et vous emprunterez une chaussée du néolithique en réalisant peut-être que vous empruntez une chaussée déjà parcourue par des hommes préhistoriques, puis des Celtes (que Jules César appelait Gaulois), puis des légions romaines. Vous mettrez peut-être vos pieds dans les pas de César se dirigeant vers Bavay et Famars pour les occuper après de terribles combats . (Le controversé  Jacques de Guyse dans son histoire du Hainaut  disserte beaucoup sur cette campagne)

Empruntez la chaussée pendant 800m et prenez à gauche la rue du Roniau qui vous ramènera en bas de la rue de Valenciennes. En tournant à droite vous retrouverez le parking du cimetière.

Ceci n’est qu’une proposition de balade, vous pouvez vous promener dans Vendegies , des panneaux récents comme celui  de la  photo ci-dessous mis en place par la Communauté de Communes du Pays Solesmois  vous apporteront beaucoup d’autres informations.

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Ces quelques photos, anecdotes, légendes devraient vous inciter à découvrir ce village du Hainaut si proche de Valenciennes mais que beaucoup ne connaissent pas.

À bientôt pour la découverte d’autres villages du Hainaut.

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Pour les autres photos et illustrations: les sources sont citées.

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Autres sources Site Persée.

Extrait de bulletins de la sté préhistorique de France

Année 1921 Communication de M. Desailly; « Les chaussées romaines de Bavay n’ont -elles pas une origine préhistorique« .

Année 1922 Communication de M. Desailly: « Notes sur quelques monuments Mégalithiques de la région Nord« 

-1-Rombies-et-Marchipont

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Localisation géographique

Carte IGN (Géoportail)Source Géoportail de l’IGN.

La commune de Rombies-et-Marchipont se trouve à moins de 10 km à l’ Est de Valenciennes.

Un peu d’Histoire

Site habité bien avant l’occupation Romaine, le nom du village de Rombies serait d’origine Germanique (Krumpis baki) et signifierait : « ferme établie près du ruisseau des bœufs ».

Rombies et Marchipont étaient jusqu’en 1806 deux villages situés de part et d’autre de la rivière Aunelle. Rombies se trouvait en France, par contre Marchipont, à quelques kilomètres de là en aval sur l’Aunelle  se trouvait en Belgique territoire Autrichien.

Quelques habitations de Marchipont, dont l’église Saint Nicolas réédifiée  en 1717, se trouvaient sur la  rive gauche de l’Aunelle. Napoléon comprit  le coté stratégique de rattacher ces quelques habitations et surtout le pont sur l’Aunelle à la France.

 Ce hameau de Marchipont fait partie de la commune de  Rombies depuis cette époque.

A noter que l’ Aunelle devient l’ Honnelle sur son parcours Belge.

 Blason de Rombies 

Le blason de Rombies-Marchipont est celui des armoiries de la famille de Sepmeries qui possédait la seigneurie au XVII ème siècle.

Mais pour que les deux villages ne possèdent pas le même blason celui-ci a été adapté. : Les étoiles ne possèdent que 5 branches (rais) sur celui de Rombies-Marchipont.

Blasons Sepmeries-Rombies MarchipontBlasons Sepmeries-Rombies MarchipontBlasons Sepmeries-Rombies Marchipont

À gauche Sepmeries, à droite Rombies-Marchipont

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Édifices remarquables

1°)La commune possède deux églises

-L’ église Saint Rémy du village de Rombies date des environs de 1152, elle est représentée sur les gouaches  d’Adrien de Montigny  (1599).

Plusieurs fois détruite l’église fût reconstruite  au même endroit en 1617 puis en 1847. Le clocher de cette époque fût remplacé par la tour actuelle en 1876.

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-L’église Saint Nicolas du hameau de Marchipont qui  porte la date de sa reconstruction (1718) bien apparente.

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Elle  fût restaurée en 1718 puis dernièrement en 2010. La municipalité et le CHARM (Cercle Historique et Archéologique de Rombies-et-Marchipont) ont à cœur de mettre en valeur cet élément du patrimoine qui se trouvait être une étape sur le chemin de Compostelle reliant Mons (B)  à Valenciennes.

Une statue récemment rénovée et un tableau représentant Saint Jacques de Compostelle accréditent  cette  assertion.

Ci-dessous la statue de Saint Jacques qui a retrouvé ses couleurs après une restauration compliquée qui consistait à supprimer les multiples couches de vernis brun , d’encaustique et de patine.

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Ci-dessous le tableau, représentant St Jacques, qui a subit malheureusement quelques dégradations  lors de la restauration de l’église.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOn distingue sur les épaules du Saint les coquilles qui retiennent, en guise de fibule ou de broche,  les pans du manteau. Le blason en haut à droite du tableau serait Autrichien.

Le Saint dans ces deux représentations tient à son coté l’inévitable bâton de pèlerin.

Autre fait qui confirme l’existence d’un chemin de Compostelle passant par Rombies-Marchipont est la présence de la chapelle dite de la Maladrerie.

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Petit rappel : Les Maladreries,  ancêtres de nos hôpitaux, étaient des lieux de soins dispensés par les moines Hospitaliers, à ne pas confondre avec les moines Templiers qui eux avaient pour mission de protéger les pèlerins sur les chemins de pèlerinage : Jérusalem, Saint Jacques de Galice (Compostelle), Rome et Mont Saint Michel. Les maladreries étaient surtout les lieux de soins des maladies (lèpre principalement) contractées par les pèlerins et les croisés sur les routes d’Orient.

 Les pèlerins, les templiers, trouvaient l’Hospitalité dans les Hospitaux, dans les commanderies ou  dans les censes templières.

A noter que les biens des templiers ont été cédés aux Hospitaliers  lors de la dissolution de leur ordre par le roi  Philippe le Bel en 1307 ….  mais c’est une autre histoire. Pour en savoir un peu plus sur la présence des templiers dans le Valenciennois Cliquez ici

Quelques vitraux de l’église Saint Nicolas. Les plus récents datent du début du XXème siècle

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2°) Le pont sur l’Aunelle à Marchipont.

Régulièrement détruit, reconstruit, lors de chaque conflit ce pont frontalier a vu passer à toutes les époques des armées, des pèlerins, des templiers, et maintenant des randonneurs. En septembre 1709 lors de la bataille de Malplaquet il avait été détruit par les Français confrontés aux troupes anglo-autrichiennes et Hollandaises.

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À noter que le panneau est Belge  et qu’il signale que l’on entre à Marchipont (en quittant Rombies-Marchipont Française).

Honnelles est depuis 1976 une communauté de 10 communes Belges traversée par deux rivières, la grande et la petite Honnelle.( d’où le pluriel en S )

3°) L’aubette de la douane

Près de l’église subsiste une petite bâtisse c’est L’aubette  de la douane Française qui a été désaffectée en 1965 avec l’ouverture du Marché commun.

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4°) Le Moulin de la vallée

Ancienne propriété des moines de Crespin le moulin existait déjà au XII ème siècle. En 1779 la famille Preud’homme relève le moulin de ses ruines et continue à moudre le blé pendant deux siècles.

Cliquez ici pour connaitre l’histoire du moulin et de sa restauration  (site de l’ A.R.A.M)

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En  juillet 1997 le Moulin de la vallée a servi de décors à un téléfilm «  Le Roi en son Moulin » avec l’acteur Jean Marc Thibaud. Quelques photos du tournage se trouvent sur le site de l’Association Régionale des Amis des Moulins : Cliquez ici

rombiesetmarchipont_moulin8[1]

Autre anecdote :

En 1796 le bandit Moneuse et sa bande de « chauffeurs » attaque le moulin de nuit mais se contente d’emporter des victuailles après avoir « chauffé » les pieds de la meunière et menacé les occupants. (Source: Cercle historique et archéologique de Rombies-et-Marchipont).

Les_chauffeurs_d'autrefois_(domaine_public)[1]Source du document : cliquez ici

 Document tombé dans le domaine public >100ans (supplément du « petit journal ») [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons.

En cliquant ici :vous aurez le récit d’un témoin d’une autre agression de Moneuse.

5°) La Mairie et la place de Rombies et Marchipont.

La mairie, façade de pierre blanche, occupe l’ancienne école depuis 1925.

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6°) Les promenades

Cliquez ici pour prendre connaissance du circuit « Les chapelles de Rombies-et-Marchipont. »(Document édité par le conseil général du département du Nord)

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Vous y découvrirez

-La chapelle de la Maladrerie  (voir photo plus haut dans l’article).

-La chapelle de l’Ecape (XVIème siècle, reconstruite à plusieurs reprises)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAu cours de la promenade vous découvrirez également:

-La chapelle Saint Rémy

-La chapelle Saint Roch

-La chapelle Notre Dame de Bonsecours (appelée chapelle de bois).

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Ces quelques photos et anecdotes devraient vous inciter à découvrir ce village du Hainaut si proche de Valenciennes mais que certains ne connaissent pas.

À bientôt pour la découverte d’autres villages.

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Info « La Voix du Nord »  du 23 Août 2014 :

Samedi 20 Septembre 2014 , inauguration du premier tronçon du chemin des Templiers vers Saint-Jacques-de-Compostelle entre Marchipont et Saint-Saulve, avec marche inaugurale de 10 km.

Article de la Voix du Nord : Cliquez ici

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Pour les autres photos et illustrations: les sources sont citées.

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