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-6- Estourmel

ESTOURMEL

1°) Localisation géographique

Le village d’Estourmel est situé à environ  8 km du centre de Cambrai et à 700m de la départementale D643. (Encore appelée « Route du Cateau »).

Localisation EstourmelSource : Géoportail de l’I.G.N.

2°) Bréve présentation

Il s’agit d’un village de  moins de 500 habitants surtout connu dans le Cambrésis pour son parc animalier (maintenant fermé) de 6 ha qui accueillait plus de 200 animaux de 36 espèces différentes, la plupart étant en semi liberté. C’était un parc familial dans lequel les enfants pouvaient approcher les animaux de la ferme comme les mini-chèvres mais aussi des ratons-laveurs qui n’hésitaient pas la tendre la main (la patte) certes pour de la nourriture mais qui donnaient l’impression assez troublante  de serrer la main d’un jeune enfant.

Les parents qui pique-niquaient pouvaient laisser sans problèmes leurs enfants à la plaine de jeux tout cela dans une ambiance bon-enfant.

 Les automobilistes de la route du Cateau avaient même la surprise de découvrir des lamas à quelques centaines de mètres de la route ce qui avait pour avantage de les faire ralentir.

 

Mais nous verrons plus loin que le marquisat d’Estourmel,  possédé depuis 1024 par les seigneurs nommés Creton (qui prirent indifféremment le nom de Creton ou celui d’Estourmel), a vu naitre une lignée dont la plus célèbre descendante n’est pas moins que la reine actuelle d’Angleterre Élisabeth II. Nous parlerons surtout  de Reimbold Creton l’immortel chevalier de la première croisade.

Notons que le village, d’après les archives, a porté plusieurs noms : Stormel, Sturmel, Strommel , Estourmelle….et en latin Strumella.

Ci-dessous une carte de l’État major de 1866 sur laquelle apparaissent (en bas à gauche) les dépendances d’une ferme Creton.

carte état major 1866 source géoportail IGNSource : Géoportail de l’IGN

  3°)Découverte du village

Un panneau au cœur du village attire l’attention du promeneur, suivons cette incitation à la découverte.

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L’église Saint Vulgan (1866)

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Autel d’une chapelle absidiaire de l’église surmonté de la statue  de Saint Vulgan ermite en Nord Pas-de-Calais (VIIème siècle),

Anglais de naissance, il est envoyé (par le ciel !) en Gaule dans la région de Wissant. Il évangélise la région de Boulogne et de Thérouanne.

Source 

http://lalumierededieu.eklablog.com/saint-vulgan-ermite-dans-le-pas-de-calais-7eme-s-p239032

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Ci-dessous une vue de l’église et de la chapelle Bricout prise depuis la rue de l’église.  L’architecture néogothique de cette dernière semble être une réplique miniature de la Sainte Chapelle de Paris.

A noter que l’église St Vulgan est l’exacte réplique de celle de Proville (près de Cambrai)

L’église et la chapelle Bricout (1850)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA L’église a été édifiée par l’architecte  André de Baralle pour Mme Léocadie Bricout en souvenir de son fils Casimir, elle fût bénite le 8 Août 1865 par l’Archevêque de Cambrai Monseigneur François Régnier.

Vue de la chapelle Bricout.

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L’ange annonciateur du jugement dernier (assimilé à l’Archange  Gabriel) domine le cimetière paroissial depuis l’abside de la chapelle Bricout

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Dans le plus pur style néo-gothique la chapelle est décorée de gargouilles d’un bestiaire qui rappelle  celui de la cathédrale de Laon.

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La butte féodale (voir plus loin § 6)

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4°) L’ héroïque  histoire de l’ immortel Reimbold Creton (d’Estourmel)

-Avant propos situant la mentalité et les croyances de l’époque (XIème siècle)

 L’an 1000 de la chrétienté avec ses craintes et ses superstitions est à peine passé, et l’inculture des gens de l’époque font que la France campagnarde ignore souvent qu’un millénaire, (nombre supérieur  aux dix doigts des mains), s’est déroulé depuis la mort du Christ.

 Les seigneurs n’ont de loisirs que dans des conflits de voisinage ou à la conquête de nouvelles terres. On guerroie dans toute l’Europe. Cependant ceux ci commencent à établir quelques règles et quelques codes qui amorcent la naissance de la chevalerie. (On ne tue plus les femmes, les enfants ni les représentants du culte.)

 -Un tournant dans l’histoire de la chrétienté (l’Europe médiévale).

Un événement arrive bien à propos pour canaliser et unifier les ardeurs des chevaliers, c’est la délégation qu’envoie  l’empereur Byzantin Alexis Commène auprès du pape Urbain II lors du concile de Clermont (Clermont Ferrant).

Le 27 Novembre 1095 lors de ce concile le pape lance un appel solennel à la Chrétienté pour délivrer les lieux saints et d’aller au secours des chrétiens d’Orient.

Quelle était la situation ?

Depuis 638, année de la prise de Jérusalem par les musulmans, les pèlerinages continuaient comme si de rien n’était. Jérusalem  accueillait tous les pèlerins quelle que soit leur religion. En effet ceux-ci assuraient des revenus importants aux orientaux et ces derniers les protégeaient. Sous le règne des califes abbassides de Bagdad, des monastères relais se multiplient sur les routes des pèlerins pour apporter aide et secours à ceux-ci.

  Que s’était-il donc passé ?.

En fait à Jérusalem, le Saint-Sépulcre, l’endroit supposé où le Christ aurait été inhumé après sa crucifixion avait été détruit en 1009 sur ordre du sultan fatimide d’Égypte El-Hakim, dans un accès de fanatisme.

Plus gravement encore, la Palestine avait été occupée en 1071 par les Turcs Seldjoukides, lesquels empêchaient depuis lors les pèlerins d’aller faire leurs dévotions à Jérusalem.

De son côté, l’empereur chrétien de Byzance bien qu’en froid avec le pape, attendait une aide militaire urgente pour résister à la pression turque.

C’était pour les chrétiens d’Occident autant de raisons de prendre la route de Jérusalem. Sans oublier les promesses des prédicateurs qui faisaient miroiter des territoires à conquérir, l’enrichissement des cupides, la rémission des péchés et des crimes à tout conquérant de Jérusalem, sans oublier la vie éternelle aux guerriers morts en combattant les païens ou les infidèles. Sans oublier non plus  les jolies Égyptiennes qui les attendaient à bras ouverts. Certains étaient même convaincus de retrouver les juifs qui avaient condamné le Christ à mort. C’est ainsi que certains égarés, , se livrent à des massacres de juifs en Rhénanie, malgré l’opposition  des évêques. Ils commettent des pillages jusqu’en Hongrie, où une partie d’entre eux sont massacrés par les seigneurs locaux. C’est le début de l’antijudaïsme en Occident après plusieurs siècles de coexistence relativement pacifique entre juifs et chrétiens..

Ces harangueurs, dont le plus connu est le fanatique Pierre l’Ermite, arrivent à entrainer dans leur sillage 15000 pèlerins qui se réunissent à Cologne. C’est de là qu’ils partent le 12 avril 1096 sans attendre l’appui des chevaliers.

Les  troupes de Pierre l’Ermite, arrivent plus ou moins sans encombre à Constantinople le 1er août 1096, bien avant que les guerriers d’occident aient eux-mêmes quitté leur lieu de rassemblement.

Désobéissant à leurs chefs, les croisés se remettent en route, traversent le Bosphore, s’aventurent jusqu’à Nicée, provoquent les Turcs et se font massacrer. Les survivants arrivent à regagner Constantinople et se joindront plus tard, avec Pierre l’Ermite (survivant), à l’armée de Godefroy de Bouillon.

C’est la fin de ce que l’on appelle  la croisade « des pauvres » ou encore « des fous de Dieu ».

Français_2754,_fol._21r,_Croisade_des_pauvres ..

source Bnf Gallica

Source Wikimédia:

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:PeoplesCrusadeMassacre.jpg

Première croisade à laquelle participe et se distingue Reimbold Creton d’Estourmel

Les guerriers, quant à eux, prennent le temps de se préparer. Ils se rassemblent au Puy et attendent le 15 août 1096 pour se mettre en route selon les instructions du pape. (Près de trois ans s’écouleront avant qu’ils atteignent leur but, la libération de Jérusalem et du tombeau du Christ). Résumons-en les grandes lignes.

L’expédition comprend quatre armées.

- Les Francs du nord se placent sous le commandement d’Hugues de Vermandois.

- Les chevaliers des régions du Rhin et de la Meuse, au nombre de 10.000, sont dirigés par le comte Baudouin de Flandre et son frère, le duc Godefroi de Bouillon.

- Les Francs du midi suivent le comte de Toulouse, Raimon IV de Saint-Gilles.

- D’Italie méridionale part une armée commandée par Bohémond de Tarente

Les trois armées de croisés Francs comptent au total 150 000 personnes. Elles se rejoignent à Constantinople et traversent le détroit du Bosphore. Avec leurs puissantes machines de siège, elles s’emparent de Nicée.

Elles sont rejointes par la quatrième armée, venue d’Italie méridionale, et poursuivent leur route sur un sol escarpé et sous un climat torride. Bohémond de Tarente met le siège devant la ville d’Antioche, au nord de la Syrie, et s’en empare.

Venons-en à l’aventure héroïque, selon les considérations de l’époque,  de Reimbold d’Estourmel au siège d’Antioche.

Les chrétiens venaient de livrer la fameuse bataille du pont d’Antioche ou Reimbold d’ Estourmel avait signalé sa bravoure à coté de Godefroi de Bouillon et d’Enguerrand de Saint-Pol ;  Ils mettaient tous leurs soins à ne laisser échapper aucun des Sarrasins cherchant son salut dans les eaux du fleuve Oronte qui baigne les murailles de la ville.

De ces fuyards, plus de 200 (500 suivant une autre version) se réfugient sans armes dans une espèce de retranchement qui se trouvait sous les arches du pont. Les Francs les voient avec dépit s’échapper de la sorte à leur poursuite.

Boëmond stimule en vain l’ardeur des chevaliers qui l’environnent ; mais aucun n’ose affronter le danger de traverser un fleuve rapide et profond, sous une grêle de traits (flèches) qui l’assaillirait du haut des remparts.

L’intrépide Reimbold Creton, chevalier de petite taille, mais d’une grande force et d’un courage indomptable, ne peut supporter la honte des reproches que Boëmond adresse aux croisés. En un clin d’œil, il saute en bas de son coursier, il se débarrasse de son heaume, ne conserve que son  haubert, sa lance et son épée, et se jette à la nage dans l’Oronte. Il traverse le fleuve avec intrépidité et gagne le pont du coté opposé à celui où les turcs se reposent pleins de sécurité  sous leur afeutrement (Pièce rembourrée dont on se garnissait le dos. Harnachement. Vieux Français)

Il gravit sans crainte leurs retranchements, les  attaque à l’improviste, les effraie par sa hardiesse, et seul, de sa lance qui est bientôt brisée, puis ensuite de son épée, il en massacre la moitié, tandis  que les autres n’échappent à ses coups que pour aller périr dans les eaux du fleuve.

Cependant les cris des mourants attirent l’attention des assiégés : du haut des murs d’Antioche ils aperçoivent Reimbold qui retourne à la nage vers les siens, et font pleuvoir sur lui une grêle de traits (Flèches). Son haubert en est brisé ; il a déjà reçu plus de quinze blessures d’où son sang coule en abondance.

Notre héros commence à perdre ses forces, sous les nouveaux traits qui l’accablent ; son épuisement l’oblige à ralentir sa course, malgré les acclamations de vingt mille croisés qui l’encouragent de l’autre coté du fleuve et d’où  l’évêque du Puy  lui donne sa bénédiction solennelle : enfin il succombe et il disparait au fond du fleuve. C’est alors un cri d’effroi général  du coté des Francs qui invoquent hautement en sa faveur le Saint Sépulcre et le secours du ciel.

Mais tout-à-coup Reimbold Creton se trouve miraculeusement débarrassé des armes pesantes  qui le retenaient au fond de l’Oronte et reparaît au-dessus de l’eau.

Un grand nombre d’écuyers volent aussitôt à son secours, le ramènent sur le rivage, et de là dans la tente même de Godefroy de Bouillon, où, par les soins d’habiles médecins, il ne tarde pas à obtenir la guérison de ses blessures et en état de marcher à de nouveaux exploits.

Siège d’Antioche

Siège d'Antioche-Passages_d'outremer_-_BNF_Fr5594_f59v_.

Source BnF : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f0/Passages_d%27outremer_-_BNF_Fr5594_f59v_-_Si%C3%A8ge_d%27Antioche.jpg

Bohémond de Tarente renonce à rendre Antioche aux Byzantins et la garde pour lui, en se proclamant prince d’Antioche. C’est le début de la mésentente entre les chrétiens d’Occident et les Byzantins.

Au terme de ces épreuves, les croisés sont à bout : longues marches sous la chaleur, maladies et manque de nourriture, sièges épuisants, combats frontaux contre les cavaliers turcs…

Un très grand nombre d’entre eux sont morts en chemin et chez les survivants, la lassitude le dispute à la foi..

La prise de Jérusalem

Raimon de Saint-Gilles surmonte le premier la griserie du pouvoir. Après quelques mois d’hésitation, il reprend sa marche vers Jérusalem en suivant la corniche libanaise. Il est bientôt rejoint par Godefroi de Bouillon.

Les rivalités entre musulmans vont servir les croisés. Profitant des désordres du moment, les musulmans fatimides d’Égypte ont enlevé en 1098 la Palestine au calife de Bagdad.

Quand, un an plus tard, Raimon de Saint-Gilles et Godefroi de Bouillon arrivent au pied des murailles de Jérusalem, ils ont en face d’eux une ville en état de choc, avec des défenses affaiblies par un premier assaut. Après un siège de plusieurs semaines, ils arrivent à bout de la garnison égyptienne et pénètrent dans la ville. Enfreignant les ordres de leur chef, les croisés massacrent les habitants qui s’étaient réfugiés dans les mosquées.

Quant à Reimbold Creton d’ Estourmel : Non seulement il est à Jérusalem lors de sa conquête, mais encore il s’en distingue entre tous les autres chevaliers. Le 15 juillet 1099 à l’heure de nones (neuvième heure du jour, moment auquel il est récité par les moines ou chrétiens laïcs pratiquants. Il est donc habituellement chanté ou dit vers 15 heures. Il commémore l’instant où le Christ est mort sur la Croix). Cet héroïque soldat de la croix est le premier à monter à l’assaut et à s’établir sur la crête des murailles, il  repousse l’ennemi avec intrépidité et pénètre dans la ville Sainte.

Dés lors il prit comme cri de guerre « Estourmel ! » et pour  devise « Vaillant sur la crête ».

Voir illustration ci-dessous : Reimbold Creton d’ Estourmel jaillissant de la tour d’ assaut  entre le premier dans les fortifications de Jérusalem.

Raimbold d' Estourmel entre le premier dans les murs de jérusalem

Lorsqu’il fût couronné roi  de Jérusalem, Godefroi  de Bouillon, pour reconnaître et immortaliser la valeur avec laquelle il l’avait vu affronter sans crainte les traits de l’ennemi  et monter  le premier  sur la crête du mur de la ville, lui fit présent d’un éclat de la vraie Croix enchâssé dans un reliquaire d’argent  crételé.

Reimbold Creton, comme les autres croisés, contempla avec transport et vénéra avec piété tous les lieux sanctifiés par la présence et par la mort du Dieu Sauveur. Mais il ne voulut pas s’en éloigner tant que son épée pouvait encore servir à les défendre et à les protéger.

Godefroi de Bouillon l’employa avec succès dans le cours de la guerre qu’il eut à soutenir contre les Sarrasins, et lui confia principalement la défense d’un retranchement qu’il fit élever à Antioche.

Quand Godefroi de Bouillon fût solidement établi sur son trône, que la croisade eut atteint le but fixé par le pape, Reimbold Creton revint en  Cambrésis vers l’an 1100 dans son château d’Estourmel.

Il y passa une année à peine à se reposer des fatigues et des souffrances de la croisade. Son ardeur guerrière et chevaleresque le faisait soupirer sans cesse vers de nouvelles aventures et de nouveaux exploits. Il trouva bientôt l’ occasion de suivre son inclination belliqueuse.

Il apprend, en 1101, que Louis, régent du royaume de France, en l’absence du Roi Philippe, son père, se dispose à mettre le siège devant le château de Montmorency. Il va sans retard offrir ses services à Louis-le-Gros ; Comme à Jérusalem il étonne  les assiégés par sa hardiesse et son courage mais il succomba sous le nombre et trouva une mort glorieuse dans les rangs ennemis où l’ avait emporté son ardeur.

Avec la prise de Jérusalem, la croisade a atteint le but fixé par Urbain II, non sans d’immenses souffrances. Sur environ 150 000 croisés, combattants et non-combattants, moins d’un dixième sont arrivés au terme du voyage. Et ils ne sont pas au bout de leurs difficultés.

Mais c’est une autre histoire ! :-(

5°) Les gisants d’ Estourmel dans l’ église St Vulgan

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En fait il ne s’agit pas des gisants de Reimbold Creton d’ Estourmel (l’immortel) et de son épouse, mais des gisants de Gilles d’Estourmel,  décédé 19 juillet 1522 et d’Elayne de Noyelles son épouse, décédée le 17 octobre 1518. (Près  de quatre siècles séparent Reimbold d’Estourmel de Gilles d’Estourmel)

Ce tombeau fût soustrait au vandalisme de la révolution par les soins du marquis Louis d’Estourmel qui le cacha dans une pièce d’eau adjacente au château de Suzanne (Somme).

–§–

Ci-dessous des lithographies des gisants  qui se trouvaient dans le château de Suzanne (Somme).

Source : https://inventaire.picardie.fr/dossier/tombeau-gisant-de-pierre-d-estourmel-et-de-sa-fille-adrienne/9dbc30a3-038f-466b-8fce-47624654048d

Gisants Gilles et Pierre d' EstourmelSource Bibliothèque d’ Abbeville http://www1.arkhenum.fr/bm_abbeville_macqueron/_app/visualisation.php?id=1507

->à gauche Gisant de Gilles d’ Estourmel et d’Helayne de Noyelles provenant du château de Suzanne et offert au village d’Estourmel par Mme Elysabeth Terré-d’ Estourmel.

->à droite Gisant de  Pierre d’Estourmel et de sa fille Adrienne provenant également du château de Suzane et se trouvant au musée de St Quentin (Aisne) dans un premier temps puis dans la basilique en 1977 Le musée a déposé l’œuvre à la basilique en 1977.(Troisième chapelle nord du déambulatoire Saint Louis)

Voir photo ci dessous des gisants de Pierre d’Estourmel et de sa fille dans la Basilique de St Quentin.

Basilique de Saint Quentin

À noter qu’il existe une incertitude quant à l’identité du personnage féminin.(fille et/ou épouse ?).

Petite remarque : En observant le gisant de Gilles d’ Estourmel se trouvant dans l’église St Vulgan, je ne retrouve pas à coté de sa tête le Casque empanachée de la lithographie ci-dessus. D’autre part l’expression des visages est bien différente, sans oublier la forme des mentons pointus pour la lithographie et carrés sur ma photo prise dans l’église. S’agirait-il d’erreurs de représentations dues au graveur de la lithographie ? Ou alors, c’est peu probable, d’une erreur d’identification de la dalle funéraire ?.

En effet ce dernier monument, qui provient de Suzanne dans la Somme, est presque identique à celui originaire de Vendhuile* et laisse soupçonner que les deux œuvres ont été commandées au même atelier, ou que le monument de Suzanne a servi de modèle pour celui de Vendhuile.

*(Une branche de la famille d’Estourmel possédait, dès l’an 1307, la seigneurie de Vendhuile,)

 

Anecdote « people » :

Yves Lecoquierre-Duboys de La Vigerie dit Yves Lecoq, imitateur, fut propriétaire du château de la famille d’Estournel à Suzanne dans les années 1980.

https://www.flickr.com/photos/33852840@N06/5741621517/

6°) la butte féodale

Il s’agit des vestiges du château de l’héroïque Reimbold Creton que l’on considère comme étant à la tête de cette illustre Maison.

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7° les d’Estourmel à Estourmel

-On découvre dans le sas de l’église une gravure qui nous indique qu’un autre Gilles Creton d’ Estourmel s’est sans doute distingué lors des croisades et repose dans l’église. La croix pâtée rouge semble indiquer qu’il était un membre des « pauvres chevaliers du Christ » autrement dit un Templier. (Ordre fondé le 23 janvier 1120 lors du concile de Naplouse et dont la première mission était la protection des pèlerins).

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-En cliquant sur le lien ci-dessous vous découvrirez la généalogie des Estourmel (21 pages)

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Estourmel.pdf

-À l’entrée de l’église vous pouvez trouver un flyer qui résume les exploits de Raimbold Creton d’ Estourmel avec au verso une généalogie de  nombreux souverains Européens dont les ancêtres sont Gilles d’ Estourmel et son épouse Hélene de Noyelles.

-En septembre 2016 lors des journées européennes du patrimoine

La fille du dernier marquis d’Estourmel, Elizabeth Terré-d’Estourmel n’est pas venue les mains vides : un reliquaire contenant un morceau de la croix du Christ l’accompagnait.

 Il sera en exposition dans l’église (sous bonne garde, cela va sans dire. «  C’est Godefroy de Bouillon qui l’a offerte à Reimbold Creton parce que ce dernier était le premier à franchir le mur de Jérusalem.

D’après un reportage de Mme Lucie Delorme de « La voix du Nord »

http://www.lavoixdunord.fr/45104/article/2016-09-15/plongez-dans-l-histoire-de-reimbold-creton-et-sa-vraie-croix

 

Des frères de la  commanderie des templiers Reimbold Creton de Cambrai étaient présents lors de cette présentation. A cette occasion une plaque commémorative rappelant la devise « Creton sur la crête » de Raimbold Creton d’ Estourmel  a était posée sur les vestiges de son château.

Adresse Facebook : https://www.facebook.com/cambrai.templier.osmth.nord.

 

 

8° Fin de l’article :

Il ne reste plus qu’à vous rendre dans ce village lors d’une promenade dominicaine. Il y a encore des prises de vue à y faire, par exemple l’autel dont le soubassement représente la cène.

Bonne lecture, et bravo pour  votre patience, vous avez tout lu jusqu’au bout de ce très (trop) long article !  :-)

 

Petit remarque les photos personnelles  sont sous licence Creative Commons

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C’est-à-dire que vous pouvez les copier sous réserve qu’elles ne le soient pas pour un usage commercial, que vous citiez la source et rappeliez les termes de la licence.

 

9° les sources pour la rédaction de cet article

-La noblesse de France aux croisades :Books.Coogle

https://books.google.fr/books?id=grhBAAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq=La+noblesse+de+France+aux+croisades&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi59bmvz-rQAhWCrRoKHXDLDX0Q6AEIHDAA#v=onepage&q=La%20noblesse%20de%20France%20aux%20croisades&f=false

 

-Reimbold Creton au siège de Jérusalem voir page 172 du livre ci dessus.

https://books.google.fr/books/content?id=grhBAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA172-IA2&img=1&zoom=3&sig=ACfU3U1julk_RbOnDIz21TqyWueqEwZ8oA&ci=206%2C260%2C669%2C907&edge=0

 

-Les antiquitez, histoires et choses plus remarquables de la ville d’ Amiens.

https://books.google.fr/books?id=psDrF0ShnbAC&pg=RA1-PA182&lpg=RA1-PA182&dq=creton+d%27+estourmel&source=bl&ots=pOGVJztMuL&sig=QyvdVBHuIejAaU0E8DXrMGzlRQo&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjwq4fZ3PjPAhVM7RQKHQOSAeEQ6AEIJzAC#v=onepage&q=creton%20d%27%20estourmel&f=false

 

- Pierre l’ermite sur Wikipedia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_l%27Ermite

 

-Site officiel de la commune d’Estourmel

En page d’accueil : une vue aérienne de ce village avec une mise en évidence de son église et de la chapelle Bricout.

http://www.estourmel.fr/index.php

 

-L’Histoire des croisades : Site Herodote.net

https://www.herodote.net/De_l_appel_de_Clermont_au_depart_des_croises_1095_1096_-synthese-82-144.php

Et

https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=83&ID_dossier=144

-1096-1099 Succès de la première croisade

https://www.herodote.net/1096_1099-synthese-83.php

 

-Notice historique sur le château de Suzanne. Maison et Marquisat d’Estourmel

Source : Books Google : https://books.google.fr/books?id=-AUbAAAAYAAJ&pg=PA9&dq=reimbold+creton+d%27estourmel&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiG48z06bLPAhWHzxQKHRrKDV0Q6AEIHDAA%23v=onepage&q=reimbold%20creton%20d%27estourmel&f=false#v=onepage&q&f=false

 

 

 

18 décembre, 2016 à 0 h 36 min


5 Commentaires pour “-6- Estourmel”


  1. Le Commandeur de la commanderie Reimbold Creton écrit:

    Bonjour Monsieur,

    Toutes mes félicitations pour ce travail essentiel pour notre région.
    Amicalement .

    Vive le chevalier !

    Répondre

  2. L. claude écrit:

    merci de ce message et de l’historique de estourmel.mon parrain ,frère de ma grand-mère a habité le village .origine de épouse .il a tenu poste et café et épicerie a coté de la mairie .félix et nelly moreau .je connais bien estourmel .je vais encore relire .amicalement.

    Répondre


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